Quelques minutes après l’annonce du gouvernement Lecornu, les dirigeants du Rassemblement national ont ouvert les hostilités. Jordan Bardella dénonce une équipe « macroniste jusqu’à la caricature » et laisse planer la menace d’une censure, tandis que Marine Le Pen ironise sur « un gouvernement à l’identique, assaisonné de Bruno Le Maire ».
La nomination du gouvernement Lecornu n’aura pas eu de période de grâce. À peine annoncé, il fait déjà face à une salve d’attaques venues du Rassemblement national (RN). Sur le réseau X (ex-Twitter), Jordan Bardella, président du parti, a fustigé un exécutif « sans souffle et sans rupture », estimant qu’il s’agit là d’une prolongation du macronisme, et non du « nouveau départ » promis par Emmanuel Macron.
« Nous l’avions dit clairement au Premier ministre : c’est la rupture ou la censure », a-t-il rappelé, accusant Sébastien Lecornu de reconduire « les mêmes visages, les mêmes échecs, les mêmes méthodes ». Dans un ton offensif, le jeune chef de l’opposition a qualifié les membres du gouvernement de « derniers macronistes agrippés au radeau de la Méduse », en référence au célèbre tableau de Géricault symbolisant le naufrage.
Nous l'avions dit clairement au Premier ministre : c'est la rupture, ou la censure.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 5, 2025
Le gouvernement annoncé ce soir, composé des derniers macronistes agrippés au radeau de la Méduse, a décidément tout de la continuité, absolument rien de la rupture que les Français attendent.
Marine Le Pen attaque Bruno Le Maire et dénonce un « recyclage politique »
Quelques minutes après le message de Bardella, Marine Le Pen a enfoncé le clou. Sur X, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a dénoncé « un gouvernement à l’identique, assaisonné de l’homme qui a mis la France en faillite », visant directement Bruno Le Maire, nommé ministre des Armées.
« Les bras nous en tombent », a-t-elle ajouté.
Le choix de ce gouvernement à l’identique, assaisonné de l’homme qui a mis la France en faillite est pathétique.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 5, 2025
Les bras nous en tombent…
Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen a repris son tweet en affirmant : “Pas d’autre voie que la censure !”, laissant sous entendre que la décision de déposer une motion de censure avait bien été prise du côté du RN.
Pas d’autre voie que la censure ! https://t.co/vKfbLe8cMW
— Philippe Olivier (@PhOlivierRN) October 5, 2025