Assita Ouattara est championne du monde. Révélée au grand public par sa victoire dans l’émission L’Arène, diffusée sur Netflix, la combattante française à l’allure androgyne a remporté le titre IMMAF de MMA amateur chez les moins de 52 kg, à Tbilissi, en Géorgie. Elle a dominé en finale la Marocaine Kenza Elkihel et signe la seule médaille française de la compétition.
La semaine passée, la relève mondiale des arts martiaux mixtes s’était donné rendez-vous dans la capitale géorgienne pour les championnats du monde de l’IMMAF, la Fédération internationale de MMA amateur, créée en 2012 pour structurer la pratique non professionnelle et la faire reconnaître par les instances sportives. La Géorgie accueille la compétition dans le cadre d’un accord pluriannuel conclu avec la fédération. Selon le site spécialisé La Sueur, Assita Ouattara y a décroché l’or dans la catégorie des moins de 52 kg en battant en finale la Marocaine Kenza Elkihel.
De l’écran à la cage
Il y a peu, son visage était encore inconnu des non-initiés. La combattante a été révélée en remportant L’Arène, programme de compétition diffusé sur Netflix. Une exposition qui la plaçait sous pression avant ce rendez-vous international : attendue au tournant, elle n’a pas déçu. Le titre mondial vient prouver que son talent dépassait largement le cadre du petit écran.
Son palmarès amateur comptait déjà deux titres de championne de France. Il s’enrichit désormais d’une couronne mondiale.
Seule médaille tricolore
La délégation française a pris l’habitude de briller dans cette compétition reine du circuit amateur. Cette fois, une seule athlète tricolore est montée sur le podium. Assita Ouattara en a pris la plus haute marche. Le chiffre dit autant la valeur de son parcours que la densité d’un plateau international où chaque médaille se paie cher.
Le contexte français donne du relief à ce résultat. Les compétitions de MMA n’ont été autorisées en France qu’en 2020, après des années d’interdiction de fait. En quelques saisons, la discipline a structuré une filière amateur, avec ses championnats nationaux et ses équipes de France, capable de rivaliser au niveau international.
Le grand saut chez les pros
Les championnats IMMAF sont souvent présentés comme le dernier examen avant le passage chez les professionnels. Pour beaucoup d’observateurs cités par La Sueur, Assita Ouattara était déjà prête. Ce sacre rend la transition vers le circuit professionnel presque inévitable. Reste à savoir dans quelle organisation et à quel rythme elle franchira le pas.
La télévision l’avait fait connaître. Tbilissi l’a fait reine. Le circuit professionnel dira si Assita Ouattara peut transformer une couronne amateur en carrière au sommet.