Le Capitole des États-Unis, siège du Congrès à Washington

Midterms 2026 : le Congrès bascule, revers historique pour Trump

Les démocrates ont remporté la Chambre des représentants et le Sénat lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026. Ils se sont imposés jusque dans des bastions conservateurs comme le Texas et le Kansas. Donald Trump dit accepter les résultats, mais refuse d’y voir un désaveu personnel. Le président perd la maîtrise du Congrès pour les deux dernières années de son mandat.

Avant le scrutin, les républicains détenaient 53 sièges sur 100 au Sénat et 218 sur 435 à la Chambre, soit exactement le seuil de la majorité. Il fallait aux démocrates un gain net de quatre sièges dans chaque assemblée. Ils l’ont obtenu, selon les projections des grands médias américains reprises par la RTBF et Euronews. Le Monde parle d’un revers historique pour Donald Trump.

Plusieurs sortants démocrates ont tenu leur rang. En Géorgie, seul État gagné par Donald Trump en 2024 où un sénateur démocrate remettait son siège en jeu, Jon Ossoff a battu le républicain Mike Collins. En Virginie, Mark Warner l’emporte face à Bert Mizusawa. Mais le symbole est ailleurs : selon la RTBF, les démocrates ont aussi gagné au Texas et au Kansas, deux terres longtemps imprenables.

Le coût de la vie, puis l’Iran

Les électeurs ont largement sanctionné le bilan présidentiel, en particulier sur le coût de la vie, rapporte la RTBF. Donald Trump a lui-même concédé sur Fox News que la guerre contre l’Iran avait pesé « en partie » sur le résultat. Le contexte était connu : le parti du président perd presque toujours des sièges lors des élections de mi-mandat. Plus de 57 millions d’Américains avaient voté par anticipation.

« Pas dirigé contre moi »

La réaction présidentielle a surpris par son ton. Auprès du New York Times, Donald Trump s’est dit prêt à accepter les résultats et à travailler avec les démocrates. Il a salué la combativité de ses adversaires. Mais il refuse d’endosser la défaite. Sur son réseau Truth Social, il assure que son camp aurait largement gagné s’il avait figuré lui-même sur les bulletins. Un responsable de la Maison Blanche a mis en cause la qualité des candidats républicains, des candidats dont le président avait pourtant supervisé la sélection.

Avant même la fermeture des bureaux, il avait rappelé qu’il disposerait de son droit de veto face à un Congrès démocrate.

Deux ans d’enquêtes en perspective

Les conséquences sont concrètes. Avec la Chambre, les démocrates récupèrent le pouvoir d’enquête parlementaire et peuvent multiplier les commissions visant l’administration. Le chef de la minorité démocrate, Hakeem Jeffries, avait annoncé plusieurs textes dans les cent premières heures, dont le rétablissement des subventions à l’assurance santé de l’Affordable Care Act. La perte du Sénat prive le président de la maîtrise des confirmations, y compris pour une éventuelle vacance à la Cour suprême. Il conserve en revanche une large latitude en matière diplomatique et militaire.

Donald Trump n’était pas sur les bulletins, répète-t-il. Les électeurs, eux, semblent avoir eu du mal à faire la différence. La présidentielle de 2028 commence ce matin.


Source : Le Monde

Sources complémentaires : RTBF, Euronews, Yahoo News