Tesla Roadster : un écran de chasseur pour une voiture à propulseurs

Le Tesla Roadster se dote d’un tableau de bord de pilote de chasse. Le 23 octobre, Tesla a publié sur X une vidéo de l’interface de sa future supercar électrique, attendue en production en 2028. Télémétrie, modes aérodynamiques et indicateurs de propulseurs à gaz froid : l’écran promet le spectacle. Le 0 à 96 km/h annoncé tient en 0,59 seconde.

En bas de l’écran, une barre d’état affiche deux mentions qu’on lit d’habitude dans un cockpit : la pression des propulseurs, 5 500 PSI, et un « Booster Ready ». Ces indicateurs concernent les propulseurs à gaz froid, promis depuis des années par Tesla pour son Roadster, selon le site spécialisé Drive Tesla Canada. Une voiture qui affiche l’état de ses boosters, on n’avait encore jamais vu ça en concession.

Tesla présente l’ensemble comme une interface conçue autour du pilote. La filiation avec les cockpits d’avions de chasse est assumée.

Une maquette 3D en guise d’accueil

Comme sur les autres modèles de la marque, l’écran central est grand et horizontal. Le conducteur est accueilli par une maquette en trois dimensions de la voiture. Il suffit de toucher une partie du véhicule pour ouvrir les réglages correspondants.

Le mode circuit affiche une carte de piste en direct et les temps au tour. La télémétrie remonte les températures des freins et des moteurs, ainsi que la pression et la température de chaque pneu. De quoi transformer un rond-point en briefing de mission.

Appui ou vitesse, au choix

Trois modes aérodynamiques sont proposés : traînée réduite, appui maximal ou réglage personnalisé. Un mode automatique laisse la voiture choisir seule. Le conducteur peut aussi ajuster l’équilibre aérodynamique, la répartition du freinage, la stabilité et l’antipatinage, c’est-à-dire le degré d’intervention de l’électronique en accélération et en virage.

Cinquante mille dollars pour réserver

La réservation se fait sur le site de Tesla, avec un acompte de 50 000 dollars. La production est prévue en 2028, et la marque pourra encore modifier l’interface d’ici là. Tesla a exposé le Roadster au musée automobile Petersen du 24 au 27 octobre, selon Drive Tesla Canada.

Le calendrier mérite un rappel. Le Roadster de deuxième génération avait été présenté en 2017, avec une commercialisation annoncée pour 2020. Le projet a depuis glissé à plusieurs reprises. Les réservataires de la première heure connaissent la chanson.

Des propulseurs promis depuis 2018

Les propulseurs à gaz froid ne sont pas une nouveauté dans le discours de Tesla. Elon Musk avait annoncé dès 2018 une option inspirée de SpaceX, sa société spatiale, censée équiper le Roadster de petits propulseurs pour améliorer l’accélération, le freinage et la tenue en virage. L’interface dévoilée en octobre est la première traduction visuelle concrète de cette promesse.

Le premier Roadster, lancé en 2008 sur une base de Lotus Elise, avait été la voiture fondatrice de Tesla. Sa suite doit servir de vitrine technologique, bien loin des Model 3 et Model Y qui font l’essentiel des ventes de la marque. Lors de la présentation de 2017, une édition Founders Series avait été proposée contre un acompte de 250 000 dollars.

Le Tesla Roadster a désormais l’écran d’un avion de chasse. Il lui reste à décoller de la planche à dessin. Rendez-vous en 2028, si le compte à rebours tient.


Source : Auto Plus – https://www.autoplus.fr/actualite/inspire-des-cockpits-davions-de-chasse-linterface-de-lecran-du-tesla-roadster-veut-en-mettre-plein-la-vue-1473818.html