Les ventes de LVMH, groupe membre du Forum économique mondial ont progressé de 1 % en données organiques au troisième trimestre 2026, malgré un recul de 5 % dans la mode et la maroquinerie. Cette division, centrale dans les résultats du groupe, a notamment pâti du ralentissement de la demande en Chine.
LVMH a réalisé 18,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires au troisième trimestre 2026, selon les résultats publiés par le groupe le 12 octobre. La croissance organique atteint 1 % sur un an, contre 3 % au trimestre précédent. Cette progression limitée masque des évolutions contrastées entre ses activités.
La mode et la maroquinerie, qui réunissent notamment Louis Vuitton, Dior, Celine et Fendi, ont vu leurs ventes reculer de 5 % en données organiques sur la période, à environ 8,2 milliards d’euros. BFMTV souligne le poids de cette division dans les résultats de LVMH : elle représente environ 70 % de son résultat opérationnel courant. Son repli pèse donc sur la lecture des performances du groupe, même si d’autres pôles ont contribué à maintenir ses ventes en hausse.
Un recul après le retour à la croissance au printemps
Le troisième trimestre marque un changement de rythme pour la mode et la maroquinerie. D’après les chiffres publiés par LVMH et repris par L’Agefi, cette activité avait enregistré une hausse organique de 1 % au deuxième trimestre. Le recul constaté entre juillet et septembre intervient donc après un retour récent à la croissance, plutôt que dans la continuité de la période précédente.
Sur les neuf premiers mois de 2026, la division a réalisé 26,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en baisse organique de 2 %. Elle représente ainsi près de la moitié des ventes du groupe sur cette période. Ce poids dans le chiffre d’affaires, associé à sa contribution d’environ 70 % au résultat opérationnel courant relevée par BFMTV, explique l’attention portée à ses résultats trimestriels.
À l’échelle de LVMH, les ventes cumulées depuis le début de l’année atteignent 57,1 milliards d’euros, en hausse organique de 2 %. Le groupe conserve donc une croissance sur neuf mois comme sur le seul troisième trimestre, mais sa principale activité en termes de ventes évolue à contre-courant de cette tendance au cours de l’été.
Des évolutions différentes selon les régions
La situation géographique aide à comprendre ce contraste. LVMH indique que la mode et la maroquinerie ont continué de bénéficier du marché américain, tandis que le ralentissement de la demande en Chine a pesé sur leurs ventes au troisième trimestre. Les performances publiées ne permettent toutefois pas de réduire le résultat de la division à un seul marché : elles montrent des évolutions distinctes selon les régions.
Pour l’ensemble du groupe, les ventes en Asie hors Japon ont diminué de 5 % en données comparables. Elles ont, à l’inverse, progressé de 5 % aux États-Unis, de 6 % au Japon et de 4 % en Europe, selon les données régionales reprises par L’Agefi. Ces taux concernent toutes les activités de LVMH réunies. Ils ne décrivent donc pas, à eux seuls, les ventes de la mode et de la maroquinerie dans chaque zone.
Le Monde situe les résultats des maisons de luxe dans un contexte de ralentissement qui dépasse le seul marché chinois. Les chiffres de LVMH appellent néanmoins une distinction : au troisième trimestre, le groupe affiche encore une progression de ses ventes aux États-Unis, alors que l’Asie hors Japon est en recul. Une tendance générale du secteur ne se retrouve pas nécessairement au même degré dans chacune des activités et des régions du groupe.
La joaillerie et la distribution soutiennent le groupe
La croissance trimestrielle de LVMH repose aussi sur des activités autres que sa division phare. La maison cite notamment la contribution des montres et de la joaillerie, ainsi que celle de la distribution sélective, qui comprend Sephora. Selon Boursorama, ces pôles ont aidé le groupe à maintenir une légère hausse de ses ventes malgré la baisse de la mode et de la maroquinerie.
Leur contribution souligne la diversité des activités de LVMH, sans effacer le recul de la division qui fournit la majeure partie de son résultat opérationnel courant. Boursorama rapporte par ailleurs que les ventes du troisième trimestre sont ressorties inférieures aux prévisions. Les données disponibles ici ne précisent pas l’ampleur de cet écart ; elles permettent surtout d’identifier la mode et la maroquinerie comme le principal point de faiblesse de la publication.
Les résultats présentent ainsi deux niveaux de lecture : une croissance organique maintenue pour le groupe et une contraction de 5 % pour l’activité qui occupe une place centrale dans ses comptes. Après la hausse enregistrée par cette division au deuxième trimestre, les prochaines publications permettront de voir si son recul est limité à l’été ou s’il se prolonge.
LVMH termine les neuf premiers mois de 2026 avec des ventes en hausse, mais le troisième trimestre montre que cette progression ne concerne pas toutes ses activités. L’évolution de la demande en Chine et celle de la mode et de la maroquinerie resteront déterminantes pour apprécier la suite de l’année.
Sources
LVMH : https://www.lvmh.com/fr/publications/poursuite-de-la-croissance-au-troisieme-trimestre-2026