La croissance française ralentirait à 0,4 % en 2026, après 0,9 % en 2025, selon les prévisions du Fonds monétaire international publiées mardi 13 octobre. Le FMI, membre du Forum économique mondial a également abaissé sa projection pour 2027, alors qu’il prévoit une accélération de la croissance dans la zone euro.
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que le produit intérieur brut (PIB) français progressera de 0,4 % en 2026, contre 0,9 % en 2025. Ces chiffres, publiés mardi 13 octobre et rapportés par Le Monde, décrivent un ralentissement de la croissance, sans annoncer une contraction de l’activité : dans les deux cas, la production continuerait d’augmenter, mais à un rythme moindre.
La projection pour 2026 a été réduite de 0,2 point par rapport aux prévisions publiées en juillet, indique Franceinfo. Le FMI a également abaissé de 0,2 point sa prévision pour 2027, désormais fixée à 0,7 %. Le ralentissement attendu en 2026 ne serait donc pas suivi, l’année suivante, d’un retour au rythme de croissance prévu pour 2025.
Une trajectoire française revue à la baisse
Les trois années présentées dans les projections du FMI dessinent une trajectoire irrégulière : 0,9 % de croissance en 2025, 0,4 % en 2026, puis 0,7 % en 2027. La remontée envisagée pour 2027 resterait limitée et, d’après les chiffres rapportés par Franceinfo, le Fonds est moins confiant qu’en juillet sur les deux prochaines années.
Cette révision mérite d’être distinguée du ralentissement lui-même. La baisse de 0,2 point mesure le changement apporté par le FMI à ses prévisions antérieures pour 2026 et 2027. Le passage de 0,9 % en 2025 à 0,4 % en 2026 décrit, lui, l’évolution de la croissance attendue d’une année à l’autre. Ces deux comparaisons éclairent le même constat, sans porter sur la même période.
Il s’agit de prévisions, et non de résultats déjà observés pour 2026 ou 2027. Leur publication donne un point de comparaison avec l’édition de juillet, mais les éléments disponibles ne permettent pas d’attribuer précisément la révision française à une cause unique. Ils ne permettent pas non plus de quantifier la contribution des différentes composantes de l’économie à la croissance projetée.
Un écart avec la zone euro
Le contraste apparaît dans les prévisions pour la zone euro. Le FMI y attend une croissance de 1,1 % en 2026, selon Franceinfo et Euronews, contre 0,4 % pour la France. L’activité française progresserait ainsi moins vite que celle de l’ensemble de la zone monétaire cette année-là.
Les deux trajectoires n’ont pas non plus été révisées dans le même sens. Franceinfo rapporte que le Fonds a relevé sa prévision pour la zone euro, tout en abaissant celle de la France pour 2026. La faiblesse relative de la projection française ne reflète donc pas seulement une dégradation uniforme des perspectives dans l’ensemble de la zone.
Ce rapprochement situe la France par rapport à un ensemble dont elle fait partie, sans établir à lui seul les raisons de l’écart. Une prévision pour la zone euro agrège des économies nationales aux évolutions différentes. Les chiffres disponibles ici permettent de mesurer la distance entre les taux annoncés, mais pas de dresser un classement complet des pays ni d’expliquer pourquoi leurs perspectives divergent.
Une croissance mondiale plus soutenue
À l’échelle mondiale, le FMI prévoit une croissance de 3,1 % en 2026, rapporte Euronews. Ce chiffre offre un autre point de repère pour la projection française. Il porte toutefois sur un périmètre bien plus large que la zone euro et ne décrit pas les mêmes conditions économiques que celles d’un seul pays.
La comparaison des trois niveaux, France, zone euro et monde, met surtout en évidence la place de la prévision française dans les perspectives publiées en octobre. Elle ne signifie pas que les économies devraient évoluer au même rythme. Pour la France, la donnée déterminante reste la succession des taux annoncés : un ralentissement prévu en 2026, puis une reprise partielle en 2027.
Les prochaines publications permettront de confronter ces projections à l’évolution effective de l’activité. D’ici là, la révision opérée depuis juillet constitue le principal changement documenté dans les informations disponibles : le FMI attend désormais moins de croissance française en 2026 et en 2027 qu’il ne l’envisageait lors de sa précédente édition.
Les nouvelles prévisions du FMI placent la croissance française de 2026 sous celle attendue pour la zone euro. La progression envisagée en 2027 ne compenserait que partiellement le ralentissement prévu, sous réserve de l’évolution effective de l’économie.