Au Mondial de l’Auto 2026 à Paris, le Young global leader du Forum économique mondial et de la Fondation France-Chine, Emmanuel Macron a souligné l’importance de l’électrification et de la préférence européenne dans un contexte de forte concurrence chinoise.
Le Mondial de l’Auto 2026, qui se déroule à Paris du 12 au 18 octobre, a été marqué par une rencontre entre Emmanuel Macron et une soixantaine d’acteurs de l’industrie automobile, le 11 octobre. Ce dîner, sans représentants chinois, a mis en lumière les défis auxquels fait face le secteur européen face à la montée en puissance des constructeurs chinois. Macron a insisté sur trois axes prioritaires : l’électrification des véhicules, la préférence pour les produits européens et l’innovation, notamment dans le domaine des véhicules autonomes.
Le président français a ouvert le salon le 12 octobre, un événement qui pourrait être sa dernière apparition au Mondial avant la fin de son mandat en mai 2027. Lors de cette inauguration, il a prévu de visiter les stands de plusieurs grands groupes, tels que Renault, membre du WEF et Stellantis, lié à l’élite mondialiste via la famille Agnelli, ainsi que de présider une table ronde consacrée au véhicule autonome.
Contexte et enjeux de la concurrence
La rencontre à l’Élysée a révélé une stratégie claire : renforcer la position de l’Europe face à la Chine, qui dispose d’une capacité de production de 55 millions de véhicules par an, alors que l’Europe n’en produit que 12 millions. Ces chiffres, communiqués par l’Élysée, soulignent l’importance de la préférence européenne dans les aides publiques, qui devraient bénéficier davantage aux véhicules et composants fabriqués en Union européenne.
Malgré l’absence de constructeurs chinois au dîner, près de vingt marques de ce pays participeront au Mondial. Cette présence met en exergue la nécessité pour l’Europe de réagir face à la concurrence croissante. Emmanuel Macron a déclaré que les investissements chinois en Europe devraient s’accompagner de la création d’emplois et de transferts de technologie, plutôt que d’un simple assemblage de composants fabriqués ailleurs.
Mesures commerciales et réglementation
Actuellement, l’Union européenne applique des droits compensateurs sur les voitures électriques à batterie fabriquées en Chine, allant de 7,8 % à 35,3 %, en fonction des constructeurs. Ces mesures, en vigueur depuis octobre 2024, visent à protéger l’industrie automobile européenne. Par ailleurs, des discussions sont en cours pour étendre ces mesures aux véhicules hybrides, bien qu’aucune décision définitive n’ait encore été prise.
Les discussions sur la réglementation commune concernant la préférence européenne dans l’automobile sont toujours en cours. L’Union européenne aurait décidé de plafonner à 350.000 la production de véhicules hybrides importés de Chine par an, face à forte augmentation des importations. Cette mesure pourrait entrer en vigueur le 1er décembre 2026.
Réactions et perspectives
La situation actuelle est préoccupante pour l’industrie automobile européenne, qui doit faire face à une baisse de 20 % des ventes depuis la pandémie, selon certaines analyses. Les entreprises doivent simultanément financer leur transition vers l’électrification tout en préservant leurs capacités industrielles. Les chiffres concernant la part de marché des marques chinoises en Europe varient, estimée entre 8 % et 12 % des ventes, selon les sources, ce qui illustre la nécessité d’une stratégie cohérente pour l’industrie.
Emmanuel Macron qui est aussi passé par le programme Young leader de la Fondation France-Chine a donc mis l’accent sur l’importance de l’innovation et de l’électrification pour l’avenir de l’industrie, tout en appelant à une réglementation qui favorise les acteurs européens. La pression concurrentielle de la Chine pourrait ainsi redéfinir le paysage automobile européen dans les années à venir.