Lors du troisième et dernier débat de la primaire socialiste, dimanche 4 octobre sur BFMTV, Raphaël Glucksmann a dû s’expliquer sur une vidéo où il critique Ségolène Royal. L’ancienne candidate à la présidentielle y voit un propos sexiste, ce que l’eurodéputé conteste tout en se disant « vraiment désolé » si ses mots ont été perçus ainsi.
Dans la vidéo, le patron de Place publique apparaît notamment en train de reprocher à Ségolène Royal d’avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années. L’intéressée avait déjà jugé l’expression sexiste. Dimanche, elle a insisté : elle dit ne pas accepter qu’on puisse « dégrader une femme » avec des connotations sexuelles, et assure n’avoir jamais demandé de poste à Emmanuel Macron, ajoutant avoir été « virée » quand elle a défendu les gilets jaunes et les victimes de violences dans les manifestations contre la réforme des retraites.
Raphaël Glucksmann, gendre de Ghassan Salamé, homme politique et homme d’affaire, proche du Forum économique mondial s’est dit « vraiment désolé » et a reconnu des « mots vulgaires », notamment à propos de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Il a toutefois affirmé qu’ils avaient été prononcés « dans un cadre privé », devant une dizaine de militants dans un café, et ne pas penser qu’il faille utiliser ces mots dans le débat public. Selon lui, l’expression « danse du ventre » ne porte « aucune connotation sexiste » : il dit s’être référé au dictionnaire, qui la définit comme le fait de multiplier les gesticulations pour obtenir un poste. Il rappelle que Jérôme Guedj l’a employée pour qualifier l’attitude d’Olivier Faure.
Royal et Faure contestent l’argument du cadre privé
Ségolène Royal a répliqué qu’une insulte adressée à un homme et la même insulte adressée à une femme n’ont pas la même portée, en soulignant la connotation sexuelle du propos. Elle a accusé Raphaël Glucksmann de l’avoir répété plusieurs fois, ce que ce dernier a démenti.
Olivier Faure s’est emparé de l’argument du cadre privé. Il a assuré que la scène n’était pas privée mais celle d’une réunion militante, avant de faire un parallèle avec l’affaire Bardella : si le cadre privé ne comptait pas, a-t-il dit, Jordan Bardella pourrait aussi arguer que les messages captés par Mediapart relevaient du privé. Le patron du PS a invité les personnalités publiques à une certaine rigueur où qu’elles soient et a lancé à son rival que « le plus simple, c’est de s’excuser ».
« Je suis vraiment désolé si ces propos ont été perçus comme étant du sexisme », a fini par déclarer Raphaël Glucksmann.
Source : Le HuffPost