Lance-flammes à Marseille : un mineur de 15 ans interpellé après l’agression d’une passante

Un mineur de quinze ans, soupçonné d’avoir dirigé un spray enflammé vers le visage d’une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes, a été interpellé vendredi 2 octobre dans la soirée et placé en garde à vue, selon le parquet. La victime souffre de brûlures et a porté plainte.

Les faits se sont déroulés jeudi 1er octobre, place du 4-Septembre, non loin d’un lycée. Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux montre la femme s’interposer au moment où un groupe tente de dégrader un abribus. Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la victime. Selon une source proche du dossier citée par Le HuffPost et l’AFP, la femme souffre de brûlures.

Un suspect inconnu des services

L’adolescent est inconnu des services de police et de justice. Il a été interpellé dans le quartier de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, selon La Provence, après avoir été repéré grâce à la vidéosurveillance et aux enquêtes de terrain, a précisé une source policière. Une enquête a été ouverte pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, avec trois circonstances aggravantes : avec arme, en réunion et visage dissimulé, a détaillé le parquet.

Les services de la préfète de police déléguée ont déclaré que l’auteur « a fait usage d’un spray et d’un briquet pour asperger le visage de la victime et y mettre le feu », ajoutant qu’aucune revendication ne saurait justifier de tels actes de violence. Le jeune homme est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé.

Un mouvement qui s’étend

Parti le 17 septembre de la région parisienne, le mouvement de protestation des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire, et s’est enflammé ces derniers jours dans de nombreuses villes. Les blocages ont été émaillés de heurts avec les forces de l’ordre, le gouvernement condamnant des « violences urbaines ». Plus de 5 000 interpellations en lien avec ces manifestations ont été recensées depuis lundi, selon Le HuffPost.


Source : Le HuffPost, avec l’AFP