La France et la Belgique ont tenu le 25 septembre à Paris la première réunion de leur « groupe de pilotage nucléaire », dans le cadre de la dissuasion « avancée » proposée par le young global leader du Forum économique mondial, Emmanuel Macron aux Européens. L’Élysée l’a annoncé jeudi 1er octobre. Dix pays ont déjà rejoint l’initiative.
Selon un communiqué de l’Élysée, Paris et Bruxelles ont échangé sur les moyens de renforcer leur coopération bilatérale et la convergence stratégique entre les deux pays. Des responsables de la présidence française et du cabinet du Premier ministre belge, ainsi que des ministères de la Défense et des Affaires étrangères des deux États, ont participé à la rencontre.
Ce que prévoit la dissuasion avancée
Proposée par Emmanuel Macron dans un discours le 2 mars, la dissuasion « avancée » vise à associer les États européens volontaires à la dissuasion nucléaire française, par des exercices et des consultations stratégiques. Elle exclut tout partage de la décision d’emploi de l’arme nucléaire, qui reste dans les seules mains du chef de l’État français. Le dispositif prévoit notamment le déploiement « de circonstance » d’avions Rafale des forces stratégiques sur le territoire d’un partenaire, ainsi que des discussions sur la manière dont les pays partenaires peuvent épauler la dissuasion française avec leurs moyens militaires conventionnels.
Dix pays, et d’autres à l’étude
Huit États ont adhéré immédiatement : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Ils ont depuis été rejoints par la Norvège, puis par la Finlande, dixième pays à entrer dans le dispositif. La Lituanie et l’Estonie envisagent de s’y joindre. Depuis le lancement de l’initiative, des réunions de groupe de pilotage nucléaire ont également eu lieu avec l’Allemagne, la Suède, la Pologne et le Royaume-Uni. Des forces conventionnelles allemandes doivent par ailleurs participer à un exercice nucléaire français d’ici la fin de l’année.