Project Meridian : le Pentagone confie la guerre du futur à Elon Musk et Palmer Luckey

Le Pentagone a lancé Project Meridian, une étude de 120 jours sur la guerre du futur, codirigée par Elon Musk, Palmer Luckey et Newt Gingrich. Annoncé par Pete Hegseth, le chantier doit livrer ses conclusions au plus tard le 28 janvier 2027. Intelligence artificielle, robotique, armes à énergie dirigée et biotechnologies figurent parmi les domaines passés en revue.

C’est lors d’un grand discours sur l’état des forces armées, mercredi, que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a dévoilé Project Meridian. Il a annoncé dans la foulée un nouveau commandement chargé d’accélérer le développement et le déploiement des drones et des systèmes autonomes.

La codirection revient à Elon Musk, à Palmer Luckey, fondateur d’Anduril et créateur de l’Oculus Rift, et à Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants. Des universitaires et des spécialistes des politiques publiques les épauleront, au sein d’une équipe dont la taille n’est pas connue.

Ce que dit le mémo de Pete Hegseth

Le mémo signé le même jour ne cite aucun de ces noms. Il charge Emil Michael, directeur technique du ministère que Washington appelle désormais « département de la Guerre », de conduire l’étude pendant quatre mois en s’appuyant sur des experts extérieurs au Pentagone. Le texte met en avant les opérations Midnight Hammer, Absolute Resolve et Epic Fury comme vitrines du savoir-faire américain, tout en avertissant que cette avance ne doit pas être tenue pour acquise.

Il s’agit de cartographier l’évolution de la guerre, de repérer les failles de l’arsenal, puis de proposer des technologies à développer, tester et déployer. L’ambition affichée : une nette supériorité militaire pour le XXIe siècle, dans la ligne de la stratégie scientifique et technologique de sécurité nationale 2026. Les armes à énergie dirigée, lasers et micro-ondes, côtoient l’intelligence artificielle, la robotique et les biotechnologies dans le périmètre.

Un calendrier serré et une organisation sans nom

Les conclusions doivent atterrir sur le bureau de Pete Hegseth au plus tard le 28 janvier 2027. L’état-major interarmées et l’ensemble des armées sont invités à brancher leurs propres travaux sur l’exercice. L’étude passera par une « organisation partenaire » dont ni le nom ni les dirigeants n’ont été dévoilés, et sur laquelle le Pentagone ne souhaite pas s’exprimer.

La Silicon Valley au centre du dispositif

SpaceX lance des satellites pour l’État américain et exploite un réseau au service de missions de défense. Anduril conçoit des drones et des systèmes autonomes, et a récemment décroché des contrats pour des missiles longue portée, des avions de combat semi-autonomes et l’équipement du système mobile de renseignement de l’US Army.

L’administration Trump mise ouvertement sur la Silicon Valley pour moderniser ses forces, et pointe un risque de mélange des genres : des dirigeants pourraient préconiser des solutions que leurs entreprises vendent déjà.

Elon Musk, qui aurait renoué des liens étroits avec l’administration après sa brouille avec Donald Trump, a récemment déjeuné avec le président aux côtés d’autres figures de l’IA.


Source : Clubic — https://www.clubic.com/actualite-632062-la-guerre-du-futur-surprise-le-pentagone-la-confie-a-elon-musk-et-au-cofondateur-d-oculus.html