Arthur Mensch, patron de la start-up française Mistral AI, membre du Forum économique mondial accuse les géants américains de l’intelligence artificielle d’instrumentaliser la peur d’un scénario catastrophe pour verrouiller le marché face à leurs concurrents. « L’IA, c’est du logiciel. Ça se contrôle », tranche-t-il.
Selon Arthur Mensch, les avertissements répétés d’Anthropic, OpenAI ou Google sur les risques existentiels de leurs propres modèles serviraient avant tout une stratégie concurrentielle, en légitimant des barrières réglementaires que seuls les acteurs déjà installés peuvent aisément absorber.
Un soupçon d’entente entre géants américains
Une plainte évoque une possible coordination entre Anthropic, OpenAI, SpaceXAI et Google visant à ralentir volontairement le rythme de développement de l’intelligence artificielle, une pratique qui pourrait, si elle était avérée, constituer une entrave au droit de la concurrence.
Andrew Ng abonde dans le même sens
Le chercheur en IA Andrew Ng a lui aussi qualifié d’orchestrées les récentes annonces alarmistes sur les risques de l’intelligence artificielle, estimant que la technologie « n’a pas pris de tournant inattendu ou dangereux » qui justifierait un tel degré d’inquiétude publique affichée.
Mistral, seul représentant européen de pointe
Cette sortie n’est pas neutre : Arthur Mensch dirige la seule entreprise européenne positionnée sur les modèles d’intelligence artificielle de pointe, directement concurrente des géants américains qu’il accuse. Relativiser le risque existentiel revient aussi à défendre sa propre place sur un marché dominé par les États-Unis.
Les uns agitent le spectre de l’apocalypse, l’autre y voit une manœuvre commerciale : entre Californie et Paris, le débat sur les dangers de l’intelligence artificielle ressemble de plus en plus à une bataille de communiqués de presse.