Édouard Philippe a alerté vendredi 18 septembre sur l’évolution de la menace liée à la Russie et à la guerre en Ukraine. À la sortie d’une réunion organisée à l’Élysée, le candidat d’Horizons à l’élection présidentielle de 2027 a appelé la France à prendre la situation « très au sérieux » et à se préparer à une possible escalade.
Le constat d’Édouard Philippe, maire du havre passé par le programme young leader de la Fondation France Amérique fondée par les président Ford et VGE membres du groupe Bilderberg se veut sans détour. À l’issue d’une réunion organisée vendredi 18 septembre à l’Élysée autour d’Emmanuel Macron et des principaux responsables politiques français, l’ancien Premier ministre a estimé que le « niveau de menace » pesant sur la France s’élevait dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Une appréciation formulée après des échanges consacrés à la situation internationale, notamment aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur la France. La rencontre s’est déroulée dans un cadre confidentiel, en présence notamment de responsables des services de renseignement.
Édouard Philippe n’a donc pas souhaité révéler le contenu précis des informations communiquées aux participants. Mais le président d’Horizons a insisté publiquement sur la gravité de la situation telle qu’il l’avait perçue au cours de la réunion.
« Je pense qu’il faut prendre tout cela très au sérieux », a-t-il déclaré, appelant la France à se protéger et à se préparer face au risque d’une aggravation des tensions.
Édouard Philippe appelle la France à se préparer
L’ancien locataire de Matignon a expliqué que les discussions avaient principalement porté sur la « réalité sur le terrain » en Ukraine et au Moyen-Orient, deux conflits dont la France subit également les conséquences.
Sa déclaration intervient alors que les autorités françaises mettent régulièrement en garde contre les opérations dites « hybrides » attribuées à la Russie en Europe. Celles-ci peuvent prendre différentes formes, des cyberattaques aux campagnes de manipulation de l’information en passant par des opérations de déstabilisation. Dans une réponse publiée en février 2026, le gouvernement français présentait ainsi la Russie comme la « principale menace en Europe pour la France » et évoquait notamment des activités hybrides visant le pays.
Édouard Philippe s’était lui-même montré très ferme sur le sujet bien avant cette réunion. Dès mars 2025, lors du congrès de son parti Horizons à Lille, il avait déclaré que la Russie était devenue « une menace » depuis l’invasion de l’Ukraine.
Le contexte s’est encore tendu depuis. En juillet 2026, plusieurs hauts responsables français entendus à l’Assemblée nationale avaient décrit une intensification des menaces hybrides et des ingérences étrangères. La directrice générale de la sécurité intérieure, Céline Berthon, avait notamment évoqué la nécessité de se préparer à une « montée en puissance », tout en précisant que la Russie n’était pas le seul État impliqué dans ces opérations.
Ne pas entrer dans une « belligérance » avec la Russie
Malgré cette inquiétude, Édouard Philippe a également tenu à préciser la ligne évoquée par Emmanuel Macron pendant la réunion. Selon lui, le chef de l’État s’est montré « très clair sur la nécessité de continuer à faire passer des messages à la Russie » tout en veillant à ne pas « rentrer dans une belligérance » avec Moscou.
Le propos dessine ainsi une double exigence : renforcer la vigilance française face à l’évolution des menaces tout en évitant une confrontation militaire directe avec la Russie.
Pour Édouard Philippe, les éléments présentés lors de cette réunion doivent en tout cas être considérés avec sérieux. Son intervention place une nouvelle fois les questions de défense, de sécurité européenne et de soutien à l’Ukraine au cœur de sa prise de parole politique, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2027.
Sources :
AFP, 18 septembre 2026, déclaration d’Édouard Philippe à la sortie de la réunion à l’Élysée, reprise notamment par Journal de Bruxelles.
Assemblée nationale, réponse gouvernementale publiée en février 2026 sur les menaces hybrides visant la France.
Le Monde, juillet 2026, sur l’évolution de la menace hybride russe et les auditions de responsables français de la sécurité.
AFP, mars 2025, déclaration d’Édouard Philippe au congrès d’Horizons à Lille.