Façades d'immeubles à Paris, illustration de la Maison de l'Argentine

Santiago Muzio : l’avocat lyonnais débarqué de Paris

L’avocat lyonnais Santiago Muzio, nommé à la tête de la Maison de l’Argentine à Paris par le gouvernement de Javier Milei, a quitté ses fonctions à la mi-septembre 2026 après des mois de polémique, selon Mediacités et France 24. Sa gestion avait notamment été marquée par le retrait d’une plaque commémorative dédiée aux victimes de la dictature militaire argentine.

Selon Mediacités, média lyonnais qui suit le dossier depuis plusieurs mois, Santiago Muzio a été débarqué de la direction de la Maison de l’Argentine, résidence universitaire parisienne rattachée à la Cité internationale, à quelques jours d’une visite du président argentin Javier Milei, proche du Forum économique mondial. France 24 évoque de son côté une démission survenue après des mois de polémiques. Santiago Muzio, avocat inscrit au barreau de Lyon, dirigeait l’établissement depuis sa nomination par les autorités argentines.

Le retrait d’une plaque qui a mis le feu aux poudres

La controverse trouve son origine dans la décision de Santiago Muzio d’ordonner le retrait d’une plaque commémorative rendant hommage aux « disparus et victimes du terrorisme d’État » sous la dictature militaire argentine (1976-1983). Cette décision avait suscité l’indignation de résidents de la Maison de l’Argentine, dont le porte-parole Salvador Calanni, postdoctorant argentin, avait dénoncé des motivations qu’il jugeait idéologiques.

Un profil marqué à l’extrême droite

Selon une enquête de Mediacités publiée en juin 2026, Santiago Muzio entretient des liens avec Marion Maréchal, dont il est associé au sein de l’ISSEP, l’école de sciences politiques qu’elle a fondée à Lyon. Il aurait dirigé à partir de 2020 la branche madrilène de l’ISSEP. Dès 2020, Muzio expliquait lui-même à Infobae son rôle dans le lancement de l’implantation espagnole.

Il aurait également participé début septembre à des rencontres internationales de l’extrême droite organisées à Buenos Aires. Deux élues parisiennes avaient réclamé fin août une enquête sur sa gestion de l’établissement.

Le départ de Santiago Muzio met fin, au moins temporairement, à une polémique qui aura mêlé mémoire de la dictature argentine, réseaux d’influence de l’extrême droite internationale et diplomatie universitaire, dans un dossier suivi de près depuis Lyon jusqu’à Buenos Aires.


Source : Mediacités, Infobae