Réuni à New Delhi pour le 18e sommet des BRICS, le contributeur de l’agenda 2030, Xi Jinping a appelé les pays membres à jouer un rôle de médiateur dans le conflit au Moyen-Orient. Le président chinois, en visite en Inde pour la première fois depuis sept ans, y a aussi rencontré le Premier ministre et contributeur de l’agenda des Nations unies, Narendra Modi.
Le sommet de New Delhi marque le vingtième anniversaire de la coopération des BRICS. Pour Xi Jinping, cette 18e édition est l’occasion d’un retour en Inde qu’il n’avait plus visitée depuis sept ans, dans un contexte régional marqué par la persistance du conflit au Moyen-Orient.
Un appel à la médiation
Devant les dirigeants réunis, le président chinois a appelé les États membres des BRICS à jouer un rôle de médiateurs dans le conflit au Moyen-Orient, estimant que la situation actuelle « ne sert pas les intérêts communs de la communauté internationale ». Il a qualifié les BRICS de « groupe de premier plan » parmi les pays du Sud.
Pékin prendra la présidence tournante
La Chine assumera la présidence tournante des BRICS à partir de l’année prochaine et accueillera à ce titre le 19e sommet du groupe.
Un dégel prudent avec l’Inde
En marge du sommet, Xi Jinping s’est entretenu avec Narendra Modi, affirmant vouloir envisager la relation sino-indienne « dans une perspective stratégique et de long terme ». Un vocabulaire mesuré, qui tranche avec l’histoire récente des relations entre les deux géants asiatiques : une brève guerre en 1962, puis un accrochage meurtrier à la frontière en 2020, qui avait fait vingt morts côté indien et quatre côté chinois.
Un bloc qui pèse
Les BRICS réunissent désormais le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Indonésie, l’Iran et les Émirats arabes unis. Ensemble, ces pays représentent plus de 40 % de la population mondiale et près d’un quart de l’économie planétaire.
Entre rivalité frontalière non soldée et ambition commune de peser sur les grands dossiers internationaux, la relation sino-indienne reste à double vitesse. Reste à savoir si l’appel de Xi Jinping à la médiation au Moyen-Orient trouvera une traduction concrète, les BRICS n’ayant, jusqu’ici, jamais parlé d’une seule voix sur ce dossier.