Selon des informations du Parisien, Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030 et champion olympique de ski de bosses en 1992, devrait abandonner ses fonctions cette semaine. Une conférence de presse a été reportée au dernier moment, tandis qu’un bureau exécutif décisif se tient jeudi.
La scène a des allures de signal. Une conférence de presse prévue mercredi, censée officialiser un nouveau partenariat avec une entreprise française, a été reportée au dernier moment. Jeudi, un bureau exécutif du comité d’organisation doit se tenir, moment où, selon Le Parisien, l’avenir de l’ancien champion olympique pourrait être scellé.
Un mandat sous tempête depuis février 2025
Nommé à la tête du Cojop en février 2025, Edgar Grospiron a traversé, selon Le Parisien, « une tempête institutionnelle marquée par des accusations de concentration excessive des pouvoirs, de dysfonctionnements de gouvernance et de tensions ». La liste des départs s’est allongée mois après mois : la directrice des opérations en décembre 2025, le directeur de la communication en janvier 2026, puis le directeur général Cyril Linette en février de la même année.
De Nice à Lyon, une carte des sites qui a coûté du temps
La crise autour de la carte des sites, qui a conduit au transfert du pôle glace de Nice vers Lyon, a ralenti l’organisation des Jeux. Une enquête interne sur le climat social et le malaise ressenti par les salariés a par ailleurs été menée récemment, son rapport ayant été remis au directeur général Vincent Roberti.
De la bosse olympique de 1992 aux dossiers de gouvernance de 2026, la trajectoire d’Edgar Grospiron a changé de nature. Jeudi, un bureau exécutif dira si elle s’arrête là.