Ce mardi 8 septembre, l’industriel lyonnais Alain Mérieux remettra l’écu d’or à l’archevêque de Lyon, Olivier de Germay, lors du traditionnel vœu des Échevins à la basilique de Fourvière. Une cérémonie vieille de 383 ans, qui commémore le vœu fait par les édiles de la ville en 1643 pour éloigner la peste.
La cérémonie débute à 17h30 sur la colline de Fourvière, avec une bénédiction prévue à 18h45. Chaque année depuis 1643, un notable lyonnais est choisi pour présenter l’écu d’or à l’archevêque, en souvenir du vœu prononcé par les échevins de l’époque pour protéger la ville de l’épidémie de peste. Cette année, c’est au tour d’Alain Mérieux, fondateur et président du groupe pharmaceutique BioMérieux, d’endosser ce rôle.
Un industriel plus habitué aux laboratoires qu’au protocole
Alain Mérieux a bâti l’un des groupes de diagnostic in vitro les plus reconnus au monde depuis Lyon, où sa famille est installée depuis plusieurs générations. Il a également été vice-président RPR du conseil régional Rhône-Alpes, un mandat politique qui complète un profil déjà marqué par plusieurs décennies d’engagement dans la vie économique lyonnaise.
Il succède à Claire Pouzin, maire LR de Francheville, qui avait rempli cette fonction l’année précédente. La liste des personnalités appelées à porter l’écu d’or, année après année, dessine en creux une photographie des figures qui comptent dans la métropole.
Un rendez-vous immuable dans le calendrier lyonnais
Le vœu des Échevins précède de peu la Fête des Lumières, dont il partage l’origine mariale, mais reste une cérémonie plus institutionnelle et moins spectaculaire que les illuminations de décembre. Elle continue de réunir chaque année élus, clergé et notabilités locales autour d’un geste resté identique depuis près de quatre siècles.
Trois cent quatre-vingt-trois ans après le premier vœu, la ville n’a plus rien à craindre de la peste. Elle continue pourtant, sans faillir, de remonter la colline pour le dire.