Vague de chaleur en France durant l'été 2026

Été 2026 : la France n’a jamais eu aussi chaud

L’été 2026 restera dans les annales comme le plus chaud jamais enregistré en France, selon le bilan climatique publié par Météo-France. Température moyenne, durée des vagues de chaleur, sécheresse des sols, surface brûlée : chaque indicateur bat un record historique. Le seuil des 40°C a été franchi 178 fois sur le territoire, contre 88 fois en 2003.

La température moyenne de l’été 2026, calculée sur vingt-quatre heures, atteint 24,0°C, soit 3,6°C au-dessus des normales de saison. L’écart dépasse celui de l’été 2003 (+2,7°C) et celui de 2022 (+2,3°C), qui faisaient jusque-là référence. Sur les températures maximales, l’anomalie grimpe à 4,8°C, loin devant le record de 2003 (+3,3°C). Le seuil symbolique des 40°C a été franchi 178 fois cet été sur le réseau de mesure national, contre 88 fois en 2003 et 72 fois en 2019, selon les données de Météo-France.

Trois vagues de chaleur, une durée inédite

Trois épisodes de canicule se sont succédé entre juin et août, totalisant cinquante-trois jours en vague de chaleur sur l’ensemble de l’été, un total inédit qui dépasse largement les trente-trois jours recensés en 2022. Le premier épisode, du 17 au 30 juin, est décrit par Météo-France comme le plus intense depuis 1947 : jusqu’à soixante-douze départements ont été placés en alerte rouge, et les 24 et 25 juin ont enregistré une moyenne nationale de 30°C, les journées les plus chaudes jamais mesurées en France. Un deuxième épisode a couru du 4 au 19 juillet, suivi d’un troisième fin juillet-début août qui a égalé, avec vingt-trois jours, le record de durée établi en juillet 1983.

Sécheresse des sols et incendies en série

Le déficit de précipitations atteint près de 40% sur l’ensemble de la période, faisant de cet été le deuxième été le moins pluvieux jamais mesuré. La sécheresse des sols a dépassé le record établi à la mi-août 2022. Conséquence directe, 2026 devient l’année où la surface brûlée par les incendies est la plus importante jamais enregistrée en France, avec vingt-sept journées où au moins un département a été placé en danger très élevé, contre treize journées en 2025. Les eaux côtières n’ont pas été épargnées : Météo-France relève des températures océaniques jamais observées sur l’ensemble des façades maritimes de la France hexagonale et de la Corse.

Un ensoleillement à la hauteur de la chaleur

L’été 2026 est aussi le plus ensoleillé jamais enregistré, à égalité avec 1949 et devant 2022, avec un excédent d’ensoleillement dépassant 20% par rapport aux normales. Un cumul de superlatifs qui, pris isolément, aurait déjà suffi à marquer les esprits, et qui s’additionnent ici sur une seule et même saison.

Après 2003, puis 2022, l’été 2026 rebat une nouvelle fois les cartes des étés de référence. Reste une question que les climatologues ne formulent plus au conditionnel : combien de temps ce nouveau record tiendra-t-il face au suivant.


Source : Le Monde – https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/09/03/l-ete-2026-a-ete-le-plus-chaud-jamais-enregistre-en-france-selon-le-bilan-climatique-de-meteo-france_6765147_3244.html