Hugues Aumaître : l’infectiologue de Perpignan est mort à 61 ans

Hugues Aumaître, chef du service des maladies infectieuses et tropicales du centre hospitalier de Perpignan, est mort le mardi 25 août, à 61 ans, des suites d’une longue maladie. Entre 2020 et 2022, cet infectiologue avait été le principal visage médical de la crise du Covid-19 dans les Pyrénées-Orientales, à la tête d’un service devenu référent pour le département et le Narbonnais. Fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur en avril 2023, il avait dédié la distinction à son équipe.

Du 11 au 26 mars 2020, le centre hospitalier de Perpignan a admis plus de cent patients atteints du Covid-19. Jusqu’à trente-cinq d’entre eux se sont retrouvés en réanimation, au moment où deux foyers épidémiques se déclaraient dans les quartiers Saint-Jacques et du Haut-Vernet.

Hugues Aumaître est mort le mardi 25 août, à 61 ans, des suites d’une longue maladie. La direction du centre hospitalier de Perpignan a annoncé son décès le lendemain, dans un communiqué interne. Il dirigeait le pôle des spécialités médicales de l’établissement et son service des maladies infectieuses et tropicales, le SMIT.

Entre 2020 et 2022, son nom et son visage sont devenus familiers aux habitants des Pyrénées-Orientales. C’est lui qui transmettait réunion après réunion, point presse après point presse, le narratif sur le COVID. Le service qu’il dirigeait a été désigné référent Covid-19 pour le département et pour le Narbonnais voisin.

Le contraire d’un médecin de plateau

Avant le coronavirus, Hugues Aumaître soignait le VIH. Il traitait aussi les infections survenant après la pose d’une prothèse, la coqueluche, les pathologies infectieuses de type H1N1. C’est-à-dire la part la moins spectaculaire de la médecine hospitalière, celle qui ne fait pas d’audience et qui occupe les services d’infectiologie toute l’année.

Cette expérience a servi de socle quand le Covid-19 est arrivé. L’Indépendant qui appartient au Groupe La Dépêche du Midi qui appartient à la famille Baylet, proche de la franc-maçonnerie le décrit dans un portrait comme un pro qui posait des mots simples sur la maladie, sans reprendre les certitudes qui circulaient alors sur les plateaux de télévision. Le média affirme que dans une séquence où le débat sanitaire s’est largement déplacé vers les studios parisiens.

Un médecin impliqué dans le monde syndicale

Aumaitre a toutefois été Secrétaire général du Syndicat national des médecins infectiologues en 2009, avant d’en devenir président. Il a également été nommé en 2023 pour cinq ans dans les commissions nationales de qualification des médecins en maladies infectieuses et tropicales, en qualité de représentant du syndicat.

Des conventions avec des entreprises proches du WEF

Le plus intéressant, reste les données publiées sur la plateforme officielle Transparence Santé que nous avons été consulter. Elles montrent que l’infectiologue Hugues Aumaître a déclaré une dizaine de conventions avec la société ADLIVA, spécialisée dans les études de marché dans le secteur de la santé. Plusieurs de ces conventions, enregistrées notamment en 2020 et 2021, concernent des « enquêtes, études, études de marché ». Elles attestent de relations professionnelles déclarées avec une société qui travaille pour de nombreux laboratoires pharmaceutiques. ADLIVA affiche en effet parmi ses clients plusieurs grands groupes du secteur, dont Pfizer, Sanofi, GSK, MSD, ou encore AstraZeneca, membres du Forum économique mondial. En l’état des données publiques, il n’est toutefois pas possible d’identifier avec certitude quel laboratoire était le commanditaire final des études auxquelles Hugues Aumaître a participé.

On peut toutefois dire avec certitude, qu’il a signé des conventions avec Gilead Sciences, autre entreprise membre du WEF. Il a également signé de nombreuses conventions avec Ipsos, AbbVie et MSD, entreprises membres du WEF.

Vingt ans dans une médaille

En avril 2023, Hugues Aumaître a été fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, sur proposition de l’ancien Premier ministre Jean Castex, élu des Pyrénées-Orientales et chef du gouvernement pendant la majeure partie de la crise sanitaire. La distinction récompensait l’ensemble de son action dans le secteur de la santé.

Ce que dit l’hôpital

Dans son communiqué du mercredi 26 août, la direction du centre hospitalier de Perpignan salue un « médecin engagé et profondément humain », qui a consacré sa carrière à ses patients et à l’hôpital. Le texte évoque son professionnalisme, son écoute et son engagement, et relève qu’il a marqué durablement ses équipes et ses collègues. Sa disparition, écrit encore la direction, laisse un vide au sein de l’établissement et de la communauté médicale.

Le service des maladies infectieuses et tropicales, lui, reprend son activité ordinaire : le VIH, les infections après pose de prothèse, la coqueluche, les pathologies infectieuses que son chef traitait avant que le Covid-19 ne le place devant les micros. C’est cette activité de fond, et non la séquence 2020-2022, qui avait justifié sa décoration en 2023. La médaille, il l’avait dédiée à son équipe.


Source : L’Indépendant – lindependant.fr