L’Olympique lyonnais a lancé sa saison de Ligue 1 par une victoire 2-0 à Toulouse, samedi 22 août, avec une équipe largement remaniée avant le barrage retour de Ligue des champions contre Fenerbahçe. Lens a de son côté surclassé Auxerre 5-2 avec un doublé de Florian Thauvin, promu capitaine. Le Mans, de retour dans l’élite après seize ans, a arraché le nul face à Brest.
Paulo Fonseca avait un barrage européen dans un coin de la tête. Il a donc fait tourner. Bousculés par les Toulousains, les Lyonnais ont dû s’en remettre à plusieurs reprises à leur gardien Rémy Descamps, sous les yeux de Fabien Barthez, futur entraîneur des gardiens de l’équipe de France de Zinédine Zidane. Noah Nartey a libéré l’équipe à la 67e minute, Malick Fofana a plié le match à la 85e.
Deux buts, zéro encaissé, et un effectif préservé avant le barrage retour de Ligue des champions contre Fenerbahçe. Pour une première journée, l’opération est nette. Elle ne dit encore rien du niveau réel de l’équipe : les Toulousains ont eu les occasions, pas la réussite.
Thauvin, capitaine et bourreau
À Bollaert, Lens a fait une entrée en matière beaucoup plus bruyante. Cinq buts à deux contre Auxerre, dans un match spectaculaire, pour la première du technicien allemand Dino Toppmöller sur le banc. Florian Thauvin, promu capitaine et rescapé d’un été de départs, a montré la voie avec un doublé sur penalty aux 12e et 88e minutes, et un centre piqué décisif à la 54e.
Les Sang et Or restaient sur une victoire 1-0 contre le Paris Saint-Germain en Trophée des champions, le 16 août, déjà à domicile. Dauphin du champion en titre la saison passée, Lens confirme son potentiel offensif malgré le départ de nombreux cadres. Le club parisien, lui, se déplace à Rennes dimanche à 20 h 45 pour clore la journée.
Seize ans plus tard, Le Mans
Les spectateurs manceaux retrouvaient la Ligue 1 après seize ans d’absence. Ils ont eu droit à un 2-2 face à Brest, pour la première de Julien Lachuer comme entraîneur principal, ancien adjoint d’Éric Roy, mort l’an dernier et auquel différents hommages ont été rendus dans les stades samedi.
Menés après un but de Romain Del Castillo, les promus sarthois ont cru renverser la rencontre avec Dame Gueye à la 45e minute plus deux et Louis Mafouta à la 55e. Kamory Doumbia a égalisé à la 62e, opportuniste après un corner chaotique.
Zéro partout, et un maillot blanc
L’autre promu, Troyes, a obtenu le nul 0-0 face au Paris FC d’Antoine Arnault, présent au stade de l’Aube. Contraints de jouer avec leur maillot extérieur blanc de la saison passée pour se distinguer du bleu troyen, les Parisiens ont été bien pâles offensivement et souvent inquiétés par les séquences collectives des Aubois.
Nice, qui avait sauvé sa place en mai lors d’un barrage contre Saint-Étienne, a longtemps été en difficulté contre Lorient avant de conserver le nul 0-0, dans un Allianz Riviera à huis clos après les incidents de fin de saison dernière contre Metz. Dimanche, Angers reçoit Lille à 15 heures et Le Havre accueille Monaco à 17 h 15.
Jeudi, l’autre match de Lyon
Le vrai rendez-vous lyonnais de la semaine n’était pas à Toulouse. Le barrage retour de Ligue des champions contre Fenerbahçe décide de l’entrée, ou non, dans la phase de ligue de la compétition européenne, avec ce que cela suppose de recettes de billetterie, de droits télévisés et de capacité à conserver un effectif.
C’est ce calcul qui explique la composition remaniée alignée samedi par Paulo Fonseca, et qui rend la victoire 2-0 doublement satisfaisante pour l’Olympique lyonnais : trois points pris, aucun cadre exposé. Reste que l’équipe a été bousculée par un promu de milieu de tableau, et que Rémy Descamps a dû s’employer à plusieurs reprises. Un championnat ne se juge pas sur une soirée, mais il commence toujours par là.
Trois points pris à Toulouse sans forcer, un effectif intact avant Fenerbahçe : Lyon a fait ce qu’il fallait. À Lens, on a fait beaucoup plus que ça. La première journée de Ligue 1 a déjà désigné son homme du week-end, et il porte le brassard.