Trois points. C’est tout ce qui a manqué à l’équipe de France jeudi 20 août à la Belgrade Arena, battue 90-87 par la Serbie de Nikola Jokic. Victor Wembanyama y disputait son premier match en bleu depuis la finale olympique de Paris, avec le brassard de capitaine, dix points et six pertes de balle. Le match retour a lieu dimanche 23 août à Orléans.
Le premier ballon perdu arrive vite. Puis le deuxième. Puis le troisième, celui que Nikola Djurisic transforme aussitôt en panier pour porter la Serbie à 12-9. Victor Wembanyama a offert trois pertes de balle aux Serbes dans les premières minutes du match amical de jeudi 20 août à la Belgrade Arena, rapporte Le Monde avec l’AFP. Six au total sur la rencontre, pour dix points inscrits.
Le sursaut est venu au bout de dix minutes, à l’entame du deuxième quart-temps. Un contre sur Nikola Jokic d’abord, puis un dunk dos au panier sur une passe d’Amine Noua, entré en jeu avec un appétit remarqué. Le pivot des San Antonio Spurs rejouait pour la première fois avec l’équipe de France depuis la finale olympique perdue contre les États-Unis à Paris, deux ans plus tôt. Entre les deux, des saisons au Texas et rien sous le maillot bleu.
« Le premier mot auquel je pense est la combativité. On a de la ressource », a-t-il déclaré en conférence de presse. Nommé capitaine, il décrit une fonction « tout autant en dehors que sur le terrain », qui suppose d’apporter un discours « tout le temps positif » et de tenir tout le monde, « dont moi », pour responsable de ses actions.
En face, le meilleur pivot du monde ne forçait pas
Nikola Jokic a terminé meilleur marqueur du match avec 20 points, à quoi s’ajoutent neuf rebonds et huit passes décisives. Il lui manquait un rebond et deux passes pour un triple-double. La Serbie, médaillée de bronze aux Jeux de Paris 2024, jouait chez elle et l’a fait sentir pendant les trois premiers quarts-temps.
L’écart est pourtant tombé à trois points, 86-83, à une minute du terme. Gérald Ayayi, dix points, a porté ce dernier assaut français. Wembanyama a vu son tir à trois points frôler l’anneau après un rebond défensif. Puis Sylvain Francisco a manqué celui de l’égalisation, à trois points lui aussi, d’un rien. La Belgrade Arena a explosé.
« On savait qu’ils étaient chez eux, que cela allait être physique. On a eu de l’agressivité, mais on doit aussi trouver l’intelligence et comprendre quelles sont nos forces défensives », a résumé Rudy Gobert, associé par séquences à Wembanyama dans la raquette française.
Autographes à l’échauffement, sifflets au coup d’envoi
L’arène avait fait le plein pour un match amical d’août. Victor Wembanyama y a été demandé pour les autographes et les photos, en partie applaudi lorsqu’il est entré pour l’échauffement, puis copieusement hué une fois la rencontre lancée. Les deux accueils sont venus des mêmes tribunes.
Sa dernière apparition en bleu s’était déroulée à Paris, en finale des Jeux olympiques, devant un public français. Celle-ci s’est jouée dans une salle pleine et entièrement acquise à l’adversaire, sur un match sans enjeu de classement. La différence tient en un mot que le sélectionneur emploiera plus tard : les conditions.
Quelques jours pour se retrouver
Le sélectionneur Frédéric Fauthoux n’a pas cherché d’explication compliquée. « Ce n’est pas facile pour certains de se remettre dans des conditions comme celles-ci. Dans l’ensemble, tout le monde a fait son match avec le peu de temps qu’on avait », a-t-il indiqué. Les internationaux français ne s’étaient retrouvés que quelques jours avant le déplacement à Belgrade, et les deux équipes comptaient des absents.
Cette rencontre était le deuxième match de préparation des Bleus avant les qualifications pour la Coupe du monde 2027. Le match retour se joue dimanche 23 août à Orléans, à 18 heures, cette fois devant le public français. Les mêmes joueurs, la même Serbie, quatre jours de travail en plus.
Trois points d’écart, six pertes de balle, dix minutes pour entrer dans le match : Victor Wembanyama a retrouvé le maillot bleu par le chemin le plus étroit possible. Réponse dimanche à Orléans, 18 heures.