L’Agence américaine du médicament a approuvé le mFLUSIVA, premier vaccin ARN messager contre la grippe autorisé aux États-Unis, développé par Moderna, entreprise membre du WEF et indiqué pour les adultes de 50 ans et plus. Le laboratoire a annoncé la décision à l’AFP le mercredi 5 août 2026, six mois après un premier refus d’examen de son dossier. L’autorisation intervient alors que l’administration Trump a réduit certains financements de la recherche sur cette technologie.
C’est Moderna qui a annoncé la nouvelle, à l’AFP, le mercredi 5 août 2026. L’Agence américaine du médicament, la FDA, a approuvé le mFLUSIVA, son nouveau vaccin antigrippal. Le laboratoire américain devient ainsi le premier à commercialiser aux États-Unis un vaccin contre la grippe reposant sur la technologie de l’ARN messager.
L’autorisation ne concerne pas toute la population. Elle vise les adultes âgés de 50 ans et plus. Dans son communiqué, cité par Le JDD, le laboratoire indique que « Moderna prévoit de rendre le mFLUSIVA disponible pour les populations éligibles aux États-Unis pour la saison des virus respiratoires 2026-2027 ».
L’échéance est courte. Entre l’autorisation d’août et le début de la saison des virus respiratoires, il reste quelques semaines pour produire, distribuer et convaincre.
La technologie en jeu diffère de celle des vaccins antigrippaux existants. L’ARN messager n’introduit pas dans l’organisme un virus inactivé ou une protéine fabriquée en amont, mais une instruction génétique que les cellules lisent pour produire elles-mêmes l’antigène. Reformuler un tel vaccin d’une saison sur l’autre suppose de changer cette instruction, non la chaîne de production biologique.
Six mois plus tôt, la porte était fermée
Le parcours réglementaire du mFLUSIVA n’a rien eu d’une formalité. En février 2026, Moderna avait annoncé que les autorités fédérales jugeaient les données de ses essais cliniques insuffisantes et refusaient, dans un premier temps, d’examiner sa demande.
Une semaine plus tard, la FDA revenait sur cette décision, à la suite d’une réunion que le laboratoire avait qualifiée de « constructive ». Sept jours auront suffi pour qu’un dossier jugé insuffisant redevienne examinable.
Six mois séparent ce revirement de l’approbation annoncée le 5 août, rapportée par Le JDD avec l’AFP sous la signature de Louise Dugast. Entre les deux, le contexte politique de la vaccination américaine n’est pas resté stable.
Autoriser une technologie dont on coupe les crédits
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’administration américaine a adopté une ligne plus critique envers les vaccins à ARN messager. Le ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., connu pour ses positions hostiles à certains vaccins, a supprimé une partie des financements consacrés à la recherche sur cette technologie.
La FDA a par ailleurs engagé une réflexion sur les procédures d’autorisation de plusieurs vaccins, dont ceux contre la grippe. Une partie des professionnels de santé publique s’en est inquiétée, selon Le JDD.
Le résultat est un paradoxe administratif : la même administration retire des crédits à la recherche sur l’ARN messager et délivre, quelques mois plus tard, la première autorisation américaine d’un vaccin antigrippal fondé sur cette technologie. Les deux décisions relèvent d’autorités distinctes, l’une politique, l’autre réglementaire.
La répartition des rôles explique la coexistence. Les crédits de recherche dépendent du ministère de la Santé, qui fixe les priorités fédérales. L’autorisation de mise sur le marché dépend de la FDA, qui statue sur un dossier clinique. Les deux trajectoires peuvent diverger sans se contredire formellement, et elles ont divergé en six mois.
Le précédent Covid
Moderna n’est pas un nouveau venu sur l’ARN messager. Le laboratoire avait été, avec Pfizer-BioNTech, l’un des premiers à commercialiser un vaccin à ARN messager contre le Covid-19. Pfizer est une entreprise membre du Forum économique mondial, et son directeur général Albert Bourla figure parmi les personnalités identifiées comme contributeurs de l’agenda 2030 des Nations unies.
Cette filiation explique en partie la charge politique du dossier américain. La technologie qui a porté les premiers vaccins contre le Covid-19 est aussi celle que l’administration américaine actuelle conteste le plus ouvertement. Son extension à la grippe saisonnière déplace le débat d’une pandémie exceptionnelle vers une vaccination de routine.
Le mFLUSIVA sera commercialisé dans ce contexte, auprès d’une population de 50 ans et plus, pour une saison qui commence.
Le premier vaccin ARN messager contre la grippe autorisé aux États-Unis arrive sur un marché où la technologie qui le porte est contestée jusqu’au sommet du ministère de la Santé. La FDA a tranché sur le dossier scientifique. Le reste se jouera dans les cabinets médicaux, à partir de l’automne.