L’OL a ramené un match nul 1-1 du Fenerbahçe, mardi 18 août, en barrage aller de la Ligue des champions. Loïs Openda a ouvert le score de la tête à la 40e minute au stade Şükrü-Saracoğlu d’Istanbul, Mason Greenwood a égalisé sept minutes après la pause. Le retour se joue au Groupama Stadium le mercredi 26 août, avec près de 23 millions d’euros de primes européennes au bout.
Quarantième minute à Istanbul. Un ballon de Tanner Tessmann dans la surface, une tête de Loïs Openda déviée par le capitaine turc Milan Skriniar, et l’OL menait chez le Fenerbahçe. C’était le premier but de l’attaquant belge depuis le mois de décembre. Arrivé le 28 juillet de la Juventus Turin sous la forme d’un prêt payant d’un an, il avait passé ses premières semaines lyonnaises à beaucoup courir et à ne rien marquer.
Après la rencontre, il n’a pas cherché à enjoliver. « Je ne savais même pas qu’elle était dedans », a-t-il expliqué, propos rapportés par Eurosport. Son capitaine, Corentin Tolisso, à l’origine de l’action, a surtout retenu qu’il rendait la vie pénible aux défenseurs adverses. Le Belge, passé par le RC Lens avant un exercice difficile en Italie, avait été recruté pour renforcer une attaque lyonnaise remaniée. Il aura mis trois semaines et un déplacement à Istanbul.
Sept minutes plus tard, Greenwood
La pause n’a rien réglé. À la 47e minute, Mason Greenwood a éliminé son vis-à-vis et enroulé une frappe du gauche hors de portée de Dominik Greif. L’Anglais a été désigné meilleur joueur du match par Maxifoot. Openda a trouvé le poteau peu après, Nene a touché le montant en fin de rencontre. Deux occasions franches, deux fois du bois.
Le Fenerbahçe alignait N’Golo Kanté et Mattéo Guendouzi au milieu, Vedat Muriqi, Talisca et Kerem Aktürkoğlu devant, Ederson dans les buts. Paulo Fonseca avait répondu par un 4-3-3, avec Tolisso, Tyler Morton et Tessmann à la récupération, Ernest Nuamah et Malick Fofana sur les ailes. Le pressing stambouliote a longtemps coupé la relance lyonnaise, et le rythme s’est effondré en seconde période. Le résultat tient en une ligne : un point, un but marqué à l’extérieur, aucun carton lourd.
Le but à l’extérieur ne vaut plus rien
L’UEFA a supprimé la règle du but marqué à l’extérieur en juin 2021. Le 1-1 rapporté d’Istanbul n’offre donc aucun bonus comptable à l’OL : un 0-0 au Groupama Stadium enverrait les deux équipes en prolongation, puis aux tirs au but. Un 1-1 aussi.
Reste l’avantage qui ne se mesure pas en points. Le Fenerbahçe devra marquer à Décines, et une équipe qui doit marquer s’ouvre. C’est à peu près la seule bonne nouvelle que Paulo Fonseca pouvait rapporter dans l’avion.
Vingt-trois millions à Décines
La qualification vaut environ 23 millions d’euros de primes UEFA, selon Lyon Foot. Pour un club qui sort d’une année de procédures, le chiffre n’est pas décoratif. Le 26 juin 2026, la DNCG a validé le maintien de l’OL en Ligue 1 en assortissant sa décision d’un encadrement strict de la masse salariale. La présidente du club, Michele Kang, détient 87,8 % du capital via la holding Olympe Bidco et a prévu 71 millions d’euros d’apports en compte courant d’actionnaire sur deux ans. L’équilibre des comptes de l’été a été obtenu par le transfert de l’attaquant Afonso Moreira au Bayer Leverkusen, pour 33,6 millions d’euros.
Le directeur général, Michael Gerlinger, avait annoncé une stratégie de recrutement raisonnable et sans excès. Le prêt d’Openda entre dans cette catégorie. Sa tête aussi.
Les primes de la phase de ligue ne sont pas un supplément de confort. Elles conditionnent la capacité du club à conserver ses joueurs les plus courtisés au prochain mercato, et à discuter avec un gendarme financier qui avait, un an plus tôt, prononcé contre l’OL une rétrogradation administrative en Ligue 2, annulée en appel.
Mercredi, 21 heures, Groupama Stadium
Le barrage retour se joue le mercredi 26 août à 21 heures à Décines-Charpieu. Canal+ détient l’exclusivité des barrages, aucune diffusion en clair n’est prévue. Le vainqueur rejoint la phase de ligue de la Ligue des champions, dont le coup d’envoi est fixé au 8 septembre ; le perdant bascule en Ligue Europa, compétition honorable et nettement moins bien dotée.
Le Monde, qui titrait mercredi sur un OL ayant résisté au Fenerbahçe, résume l’état du dossier : rien n’est joué, rien n’est perdu. Les Lyonnais rentrent avec un but inscrit sur la pelouse d’un stade que peu d’équipes quittent indemnes, et un adversaire qui a désormais besoin de venir chercher quelque chose chez eux.
Huit jours pour transformer un point en vingt-trois millions.