Fournitures scolaires : cahier, crayons, stylos et ciseaux

Allocation de rentrée scolaire : jusqu’à 466 euros versés mardi

L’allocation de rentrée scolaire est versée le mardi 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Environ 3 millions de familles la perçoivent pour près de 5 millions d’enfants âgés de 6 à 18 ans. Son montant s’échelonne de 426,87 à 466,02 euros par enfant, sous conditions de ressources calculées sur les revenus de 2024.

426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans. 450,41 euros de 11 à 14 ans. 466,02 euros de 15 à 18 ans. L’âge retenu est celui atteint au 31 décembre 2026, ce qui explique qu’un enfant né en fin d’année bascule parfois d’une tranche à l’autre sans que la famille l’ait anticipé.

Le versement intervient le 18 août en métropole ainsi qu’en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. La Réunion et Mayotte ont été servies plus tôt, le 4 août, calendriers scolaires obligent.

Sont concernés les enfants nés entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2020, auxquels s’ajoutent les plus jeunes déjà inscrits au cours préparatoire. Les enfants scolarisés en maternelle n’ouvrent pas droit à l’allocation.

Les revenus de 2024 décident de la rentrée 2026

L’allocation est attribuée sous conditions de ressources, et ces ressources sont celles de l’année N-2. Pour la rentrée 2026, les caisses d’allocations familiales examinent donc les revenus nets catégoriels de 2024.

Le plafond s’établit à 28 956 euros pour un enfant à charge, 35 638 euros pour deux, 42 320 euros pour trois et 49 002 euros pour quatre. Chaque enfant supplémentaire relève le seuil de 6 682 euros. Un versement dégressif existe pour les foyers situés juste au-dessus de ces montants.

Le décalage de deux ans est une constante du système français des prestations familiales. Il produit un effet mécanique : une famille dont les revenus ont chuté en 2025 ou en 2026 peut se voir refuser l’aide sur la base d’une année qu’elle ne vit plus.

Automatique jusqu’à 15 ans, déclaratif ensuite

Pour les enfants de 6 à 15 ans déjà connus des caisses, aucune démarche n’est nécessaire : le versement est automatique dès lors que le dossier est à jour.

Deux exceptions. Les parents d’un enfant de moins de 6 ans entrant au cours préparatoire doivent transmettre un certificat de scolarité depuis leur espace en ligne. Les parents d’un jeune de 16 à 18 ans doivent déclarer en ligne qu’il reste scolarisé, étudiant ou apprenti. La CAF recommande de le faire avant la rentrée pour éviter un décalage de paiement.

C’est sur ces deux cas que se concentrent, chaque année, les retards de versement.

Un tiers de la facture

Selon les estimations reprises par les organismes sociaux, l’allocation couvre environ un tiers du coût annuel de la rentrée pour un enfant : fournitures, vêtements, équipement numérique, activités périscolaires. Les deux autres tiers restent à la charge des familles.

Le montant a été revalorisé par rapport à 2025. Cette revalorisation ne comble pas l’écart entre le prix moyen d’un ordinateur portable devenu nécessaire au lycée et une prestation conçue en 1974 pour des cahiers et des compas.

L’écart se creuse aussi selon le niveau. Une entrée en sixième ne coûte pas la même chose qu’une entrée en seconde professionnelle, où l’équipement technique est parfois exigé dès le premier jour. L’allocation, elle, ne connaît que trois tranches d’âge.

Une prestation née en 1974 et jamais tout à fait tranchée

L’allocation de rentrée scolaire a été créée en 1974. Elle est depuis l’origine la prestation familiale la plus discutée du calendrier social français, parce qu’elle est versée en argent et non en nature.

Le débat revient chaque été avec les mêmes termes : faut-il flécher l’aide vers des dépenses scolaires identifiées, sous forme de bons d’achat, ou faire confiance aux familles ? Aucun gouvernement n’a tranché en faveur du fléchage, et les organismes payeurs rappellent qu’aucune étude publique ne documente un détournement massif de la prestation.

Dans les faits, l’allocation arrive à la mi-août pour une rentrée qui se joue début septembre. Trois semaines pendant lesquelles la grande distribution ajuste ses rayons, et les familles leurs listes.

L’allocation de rentrée scolaire reste la prestation familiale la plus visible de l’année, parce qu’elle tombe d’un coup et se dépense en une semaine. C’est aussi celle dont le calcul repose sur des revenus vieux de deux ans. La rentrée, elle, se paie au prix du jour.


Source : Le Monde – https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/18/l-allocation-de-rentree-scolaire-doit-etre-versee-mardi-a-3-millions-de-familles_6748401_3225.html