Un nouveau feu s’est déclaré le 3 août dans le Diois, en Drôme, à Bellegarde-en-Diois, brûlant déjà une centaine d’hectares de forêt de conifères. Dans le Var, l’incendie qualifié de “hors norme” par le préfet, qui avait entraîné l’évacuation de 2 500 résidents, est désormais présenté comme contenu, tandis que la canicule continue de toucher le Sud-Est.
Déclaré le 3 août à 18h40, l’incendie de Bellegarde-en-Diois a rapidement pris de l’ampleur : 40 hectares brûlés dans un premier temps, puis une centaine à peine deux heures plus tard. Le feu, alimenté par un vent de sud soutenu, progresse dans une forêt de conifères particulièrement inflammable, avec plusieurs points chauds identifiés sur son flanc gauche. La formation d’un panache pyrocumulus, signe d’une activité ignée intense, laisse craindre des changements de direction du vent difficiles à anticiper.
Neuf avions et des hélicoptères mobilisés
Les moyens aériens déployés donnent la mesure de la menace : deux avions Dash et sept Canadair bombardiers d’eau, complétés par des hélicoptères venus de Valence et d’Aubenas. En fin de soirée, le feu avait déjà franchi la montagne pour progresser en direction de Beaumont-en-Diois, obligeant les secours à revoir leur dispositif.
L’incendie “hors norme” du Var désormais contenu
Dans le Var, l’incendie qualifié de “hors norme” par le préfet du département, qui avait provoqué l’évacuation de 2 500 résidents face à des flammes jugées déchaînées, est aujourd’hui présenté comme contenu. Une amélioration qui ne doit pas faire oublier l’ampleur de la mobilisation qu’a nécessitée cet épisode dans une région déjà éprouvée par plusieurs feux cet été.
Une canicule qui ne desserre pas son étau
Toile de fond de ces incendies à répétition : une vague de chaleur qui continue de toucher le Sud-Est, avec seize départements de l’Est du pays maintenus en vigilance orange canicule. Un contexte météorologique qui, après un mois de juillet déjà classé comme le plus chaud jamais enregistré en France, ne laisse guère de répit aux pompiers ni aux habitants des zones concernées.