Mort de Quentin Deranque : deux mis en examen portent plainte contre des militants d’ultradroite pour violences

Deux personnes mises en examen dans l’enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon ont déposé plainte contre des militants d’ultradroite qu’elles accusent de violences lors d’affrontements survenus le 12 février 2026. Ces nouvelles plaintes ouvrent un volet judiciaire distinct autour des violences qui ont précédé le décès du jeune homme. Elles interviennent alors que l’instruction sur la mort de Quentin Deranque se poursuit, plusieurs personnes étant toujours mises en cause dans cette affaire.

L’affaire Quentin Deranque connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Deux personnes mises en examen dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant identitaire, décédé à Lyon après une violente agression en février 2026, ont déposé plainte contre des militants d’ultradroite pour des faits de violences commis quelques jours avant ou dans le contexte des affrontements qui ont précédé le drame. Les plaintes, déposées au cours du mois de juillet 2026, visent quinze militants d’ultradroite auxquels sont reprochés des faits qualifiés de « violences en réunion avec préméditation, armes et dissimulation du visage ».

Parmi les plaignants figure Jacques-Élie Favrot, ancien collaborateur parlementaire du député La France insoumise Raphaël Arnault. Lui-même mis en examen dans le dossier de la mort de Quentin Deranque, il conteste les accusations portées contre lui et affirme avoir été victime de violences lors des événements qui se sont déroulés à Lyon. Une seconde personne mise en examen dans l’affaire a également engagé une démarche judiciaire similaire.

Ces plaintes concernent notamment les affrontements du 12 février 2026, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan organisée à Sciences Po Lyon. Cette rencontre avait donné lieu à des tensions entre différents groupes militants, sur fond de mobilisation politique et de confrontation entre mouvances antagonistes. Les nouveaux dépôts de plainte cherchent notamment à faire reconnaître l’existence de violences distinctes de celles faisant déjà l’objet de l’enquête criminelle sur la mort de Quentin Deranque.

Le décès de Quentin Deranque, militant identitaire âgé de 23 ans, avait provoqué une vive émotion et une importante séquence politique. Les faits remontent à la mi-février 2026, lorsque le jeune homme avait été grièvement blessé à Lyon après une altercation impliquant plusieurs personnes. Transporté à l’hôpital, il était décédé peu après. L’enquête judiciaire avait rapidement conduit à plusieurs mises en examen pour des qualifications criminelles, dont celle d’homicide volontaire pour plusieurs suspects.

Le 19 février 2026, plusieurs suspects avaient été présentés à la justice dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la mort du militant. Le parquet de Lyon avait annoncé que sept personnes avaient été mises en examen, six d’entre elles notamment pour « homicide volontaire », tandis qu’une autre l’était pour des faits de complicité. Les investigations se sont ensuite poursuivies avec de nouvelles interpellations et mises en examen au mois de mars.

Depuis le début de l’affaire, les versions des différents protagonistes divergent fortement. Les enquêteurs cherchent à déterminer précisément le déroulement des événements, le rôle de chaque participant et la chronologie exacte des violences. Dans ce contexte, les plaintes déposées par deux des mis en examen ajoutent une nouvelle dimension au dossier en mettant en lumière des accusations croisées entre groupes militants opposés.

La démarche judiciaire engagée contre des militants d’ultradroite ne remet pas en cause, à ce stade, les poursuites déjà engagées dans l’enquête principale sur la mort de Quentin Deranque. Elle vise un autre aspect des événements : les violences qui auraient été commises dans le cadre des affrontements entre militants. Les magistrats devront désormais examiner ces nouvelles accusations et déterminer les suites à leur donner.

L’affaire illustre une nouvelle fois la complexité des dossiers mêlant violences politiques, affrontements entre groupes militants et procédures judiciaires multiples. Alors que l’instruction criminelle suit son cours, ces plaintes pourraient contribuer à préciser le contexte général dans lequel les violences de février 2026 se sont déroulées à Lyon.

Sources :
Franceinfo – Deux des mis en examen dans la mort de Quentin Deranque déposent plainte contre des militants d’ultradroite pour des violences
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