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Tickets-restaurant : pérennisation de leur usage dans les supermarchés en 2028

L'Assemblée nationale a voté le 12 octobre la pérennisation de l'utilisation des tickets-restaurant dans les supermarchés, autorisée jusqu'ici par dérogation pour les produits alimentaires. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2028, alors que le Sénat doit encore se prononcer sur le texte, dans un contexte de rivalité entre la restauration et la grande distribution. Source : Le Monde

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Photo : @Domenjod

13/10/2026/

Une pétition réclamant l’interdiction des armes mutilantes et des techniques d’immobilisation dangereuses lors des manifestations lycéennes a dépassé les 120 000 signatures. Lancée par un enseignant et père de lycéen, cette initiative intervient dans un climat de tensions avec les forces de l’ordre, notamment après la grave blessure d’un adolescent de 15 ans à Lens. Les méthodes de maintien de l’ordre déployées face aux manifestations lycéennes suscitent une inquiétude croissante. Raphaël Pradeau, professeur, parent de lycéen et porte-parole de l’association Attac, a lancé une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour réclamer l’interdiction des armes mutilantes et de certaines techniques d’immobilisation. Au 13 octobre 2026, son initiative avait recueilli plus de 120 000 signatures. Une mobilisation significative sur cette plateforme institutionnelle, déjà mise en lumière par la pétition contre la loi Duplomb, qui avait dépassé les deux millions de soutiens. Des armes et des techniques policières dénoncées Le texte réclame l’interdiction de plusieurs équipements utilisés par les forces de l’ordre, notamment les lanceurs de balles de défense LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement, ainsi que les pistolets à impulsion électrique de type Taser. La pétition vise également certaines techniques d’immobilisation présentant des risques d’asphyxie. Parmi elles figurent le plaquage ventral, qui consiste à maintenir une personne au sol avec une pression sur le thorax, les clés d’étranglement et le pliage corporel, une méthode comprimant le buste vers les genoux. Pour Raphaël Pradeau, qui se dit « alarmé par les techniques de maintien de l’ordre », l’objectif est de protéger les adolescents contre des interventions susceptibles de provoquer des blessures graves. Au moins 24 enquêtes ouvertes par l’IGPN Depuis le début de la mobilisation lycéenne, au moins 24 enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée notamment d’examiner les comportements des policiers. Ces investigations concernent des interventions impliquant l’usage de la force, des lanceurs de balles de défense, des pistolets à impulsion électrique ou encore des grenades utilisées lors des opérations de maintien de l’ordre. Les chiffres de 2025 témoignent également des risques associés à certains équipements. Selon les données rapportées, les armes létales étaient impliquées dans 22 % des cas de blessures graves recensées, contre 12 % pour les armes de force intermédiaire. Cette même année, une hausse importante de l’utilisation des moyens collectifs de défense, notamment des grenades, avait été constatée lors de plusieurs rassemblements sur la voie publique. Un adolescent mutilé à Lens, des grenades suspendues La question de l’utilisation de ces armes a pris une dimension particulièrement sensible après le drame survenu à Lens, dans le Pas-de-Calais. Un adolescent de 15 ans a eu une main arrachée lors de l’explosion d’une grenade, dans des circonstances qui font toujours l’objet d’investigations. Le jeune homme conteste notamment avoir ramassé l’engin avant son explosion, contrairement à une version des faits évoquée dans cette affaire. Face à la gravité de cet événement, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la suspension de l’utilisation des grenades de désencerclement et assourdissantes lors des opérations de maintien de l’ordre liées aux blocages de lycées. Cette mesure doit rester en vigueur « tant que la lumière n’a pas été faite » sur les circonstances de la blessure de l’adolescent. La décision ministérielle demeure néanmoins plus limitée que les revendications de la pétition, qui réclame une interdiction élargie à plusieurs catégories d’armes et à certaines pratiques d’immobilisation. Avec plus de 120 000 signatures, cette initiative place désormais les méthodes de maintien de l’ordre face aux lycéens au cœur du débat public. Sources :...

Raphael Glucksmann. Photo : @UE

13/10/2026/

Raphaël Glucksmann a remporté avec 66,13 % des suffrages la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et leurs partenaires en vue de la présidentielle de 2027. Une consultation numérique qui aurait réuni plus de 120 000 participants, dont une majorité de non-adhérents selon les chiffres relayés sur les réseaux sociaux. Derrière ce résultat se posent des questions sur les modalités de participation, la transparence du scrutin et la légitimité d’une désignation. La désignation d’un candidat commun constitue depuis longtemps l’une des principales difficultés de la gauche française. Entre les ambitions individuelles, les divergences programmatiques et les rapports de force entre formations politiques, l’organisation d’une primaire apparaît régulièrement comme un moyen de départager les prétendants. Encore faut-il que ses règles soient clairement établies et que son résultat soit reconnu par les forces politiques concernées. Des textes diffusés sur les réseaux sociaux présentent ainsi Raphaël Glucksmann, gendre de Ghassan Salamé homme politique libanais proche du Forum économique mondial, comme le vainqueur d’une consultation numérique avec 66,13 % des voix. Ils évoquent près de 120 000 participants, dont 88 000 personnes qui ne seraient adhérentes à aucun des trois partis organisateurs. Un droit de participation de 15 euros est également mentionné, de même que la possibilité de voter depuis l’étranger. Le vote en ligne, entre ouverture démocratique et exigences de contrôle Le recours au numérique peut élargir la participation politique. Il permet notamment à des électeurs éloignés des bureaux de vote, aux Français établis à l’étranger ou aux citoyens peu engagés dans la vie partisane de prendre part à une consultation. Mais cette accessibilité s’accompagne d’exigences particulières. Dans une primaire ouverte, l’absence d’adhésion à un parti ne constitue pas en elle-même une anomalie. C’est même souvent l’objectif recherché : dépasser le cercle des militants pour solliciter un électorat plus large. La question porte davantage sur les conditions d’inscription, les contrôles d’identité, la prévention des votes multiples et la fiabilité du décompte. Un dispositif sérieux doit également permettre de vérifier que les personnes inscrites remplissent les conditions de participation, tout en protégeant la confidentialité de leur vote....

Raphaël Glucksmann. Photo : @UE

13/10/2026/

Vainqueur de la primaire de la gauche hors La France insoumise avec 66,17 % des suffrages exprimés, Raphaël Glucksmann promet une « campagne punk » pour l’élection présidentielle. Une formule destinée à bousculer son image d’intellectuel parisien, mais qui suscite les critiques. Dans Télérama, le journaliste Jacques Morice dénonce une récupération marketing d’un mouvement culturel historiquement associé à la contestation. Raphaël Glucksman veut surprendre. Après sa victoire à la primaire organisée par le Parti socialiste et ses alliés, dimanche 11 octobre 2026, le leader de Place publique entend donner une tonalité inattendue à sa campagne présidentielle. Son ambition affichée : mener une « campagne punk », selon une expression employée dans un entretien accordé à Libération. Avec 66,17 % des suffrages exprimés, l’eurodéputé s’est imposé lors de ce scrutin organisé à gauche, sans la participation de La France insoumise. Mais au lendemain de cette victoire, c’est moins son résultat que son choix de vocabulaire qui retient l’attention. Dans une chronique publiée le 13 octobre, Jacques Morice, journaliste à Télérama, s’interroge sur la pertinence de cette référence au punk, un mouvement musical et culturel dont les origines sont profondément liées à la contestation de l’ordre établi. Une « campagne punk » pour rompre avec son image d’intellectuel En employant cette expression, Raphaël Glucksmann entend manifestement annoncer une campagne anticonformiste, capable de rompre avec les codes traditionnels de la communication politique. L’objectif évoqué par Télérama serait notamment de dépasser son image d’intellectuel parisien, parfois éloignée de l’esthétique populaire et contestataire que véhicule le punk. Mais la formule soulève une interrogation : que signifie concrètement une campagne punk dans le cadre d’une élection présidentielle ? Dans son analyse, Jacques Morice estime que cette déclaration ressemble davantage à une opération de communication qu’à l’annonce d’une véritable rupture politique. Le journaliste juge l’expression maladroite et contre-productive, considérant qu’elle emprunte les symboles de la rébellion sans en préciser le contenu. La critique porte ainsi moins sur les orientations politiques de Raphaël Glucksmann que sur le décalage entre les références culturelles mobilisées et la stratégie électorale qu’elles sont censées incarner. Le punk, un mouvement contestataire devenu argument marketing Pour comprendre les réserves exprimées par Télérama, il faut revenir à l’histoire du punk. Apparu comme mouvement musical et culturel majeur dans les années 1970, notamment en Grande-Bretagne, le punk s’est construit autour d’une esthétique provocatrice, d’un rejet des conventions et d’une volonté de rupture avec les normes sociales et artistiques dominantes. Son émergence britannique, particulièrement marquée en 1976, s’inscrit dans une histoire musicale dont les racines remontent aux États-Unis, avec des groupes comme les Stooges et les Ramones. Des formations britanniques telles que The Damned ou Wire ont ensuite contribué à façonner un univers musical radical, caractérisé par une énergie brute et une remise en cause des modèles établis. Or, selon Jacques Morice, le mot « punk » a progressivement perdu une partie de sa portée originelle à force d’être utilisé dans la publicité, les médias et les discours publics. Autrefois associé à une forme de marginalité revendiquée, il sert désormais régulièrement à qualifier des personnalités, des produits ou des stratégies présentés comme audacieux ou anticonformistes. Une stratégie de communication qui interroge après la primaire La déclaration de Raphaël Glucksmann intervient à un moment important de son parcours politique....

Photo : compte X de Marine Le Pen.

13/10/2026/

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le pouvoir d’achat s’impose comme une préoccupation majeure des électeurs français. Selon une étude Ifop réalisée pour Vae Solis, en partenariat avec Le Figaro, 90 % des personnes interrogées déclarent que cette question influencera leur vote. Dans ce contexte économique tendu, Marine Le Pen bénéficie d’un niveau de confiance supérieur à celui de plusieurs autres personnalités politiques sur cet enjeu. La question du pouvoir d’achat pourrait occuper une place centrale dans la campagne présidentielle de 2027. Alors que les ménages français restent confrontés à une augmentation de plusieurs dépenses essentielles, les préoccupations économiques apparaissent déterminantes dans les intentions de vote. Selon une enquête Ifop réalisée pour l’agence Vae Solis, en partenariat avec Le Figaro et publiée le 12 octobre 2026, neuf électeurs sur dix, soit 90 % des personnes interrogées, affirment que le pouvoir d’achat pèsera dans leur choix lors du prochain scrutin présidentiel. Cette proportion illustre l’importance accordée aux conditions de vie quotidiennes, dans un contexte marqué par la hausse des prix et les difficultés financières auxquelles sont confrontés de nombreux foyers. Inflation, énergie et carburants au cœur des préoccupations La situation économique contribue à entretenir cette inquiétude. D’après les chiffres rapportés par Le Figaro, l’inflation a atteint 3 % en septembre 2026, renforçant les préoccupations des Français concernant leur capacité à maintenir leur niveau de vie. Plusieurs facteurs alimentent cette pression sur les budgets des ménages. La flambée des prix des carburants pèse sur les dépenses de déplacement, tandis que l’augmentation des tarifs de l’électricité accroît le coût des charges courantes. À ces difficultés s’ajoute la remontée des taux d’intérêt, qui peut renchérir le financement des projets immobiliers et les conditions d’emprunt. Dans ce contexte, le pouvoir d’achat ne se limite plus à une question économique parmi d’autres. Il constitue un enjeu électoral que les candidats à l’Élysée devront intégrer à leurs propositions. Marine Le Pen et ses concurrents face aux attentes économiques L’étude Ifop met également en lumière les différences de confiance accordée aux principales personnalités politiques sur la question du pouvoir d’achat. Selon les résultats présentés par Le Figaro, Marine Le Pen bénéficie d’un niveau de confiance supérieur à celui de plusieurs de ses concurrents potentiels, parmi lesquels Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon. Cette mesure porte sur la confiance exprimée à l’égard des responsables politiques concernant le pouvoir d’achat. Elle ne constitue donc pas, à elle seule, une mesure des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats détaillés de l’enquête, notamment les pourcentages attribués à chaque personnalité, ne figurent pas dans l’extrait disponible. Un enjeu incontournable pour la campagne de 2027 À mesure que se rapproche l’échéance présidentielle, la question du niveau de vie apparaît comme un sujet difficile à contourner pour les différentes formations politiques. Les prix de l’énergie, le coût des déplacements, les conditions d’accès au crédit et, plus largement, les dépenses contraintes des ménages constituent autant de dimensions du pouvoir d’achat susceptibles d’alimenter les débats. L’enquête Ifop souligne ainsi l’importance que les électeurs déclarent accorder à cette question. Le chiffre de 90 % ne signifie toutefois pas que le pouvoir d’achat sera leur unique critère de décision, mais qu’il devrait entrer en considération au moment du vote. À ce stade, les résultats rapportés permettent surtout de mesurer la place prise par les préoccupations économiques dans le débat présidentiel, sans préjuger des choix définitifs des électeurs en 2027. Sources :...

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Supermarché Intermarché route de Woerth à Haguenau. Photo : @Didivo67

12/10/2026/

Une cyberattaque d’une ampleur inédite a touché les installations frigorifiques de centaines de supermarchés français dans la nuit du 11 au 12 octobre. Des pirates auraient provoqué une hausse artificielle des températures, entraînant la destruction de stocks de produits frais et surgelés. Intermarché, Netto, Leclerc et Super U figurent parmi les enseignes concernées, avec des pertes qui pourraient atteindre plusieurs millions d’euros. Une attaque informatique aux conséquences particulièrement coûteuses frappe la grande distribution française. Depuis la nuit de dimanche à lundi 12 octobre, plusieurs centaines de supermarchés subissent les effets d’une cyberattaque visant les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss, membre du Forum économique mondial. Les pirates auraient pris le contrôle à distance de certains équipements pour provoquer une élévation brutale des températures, compromettant la conservation des marchandises. Selon les informations révélées par BFMTV, 300 magasins Intermarché et Netto ont été touchés, ainsi que moins d’une centaine de points de vente Coopérative U. Des établissements Leclerc sont également concernés, tandis que des magasins Metro et des commerces indépendants, notamment des boucheries, pourraient avoir subi des perturbations similaires. Un système de dégivrage détourné pour faire monter les températures L’attaque aurait exploité une fonction normalement destinée à protéger les installations frigorifiques. Les pirates auraient ciblé d’anciennes versions du logiciel Danfoss, antérieures à la version 4, en détournant le dispositif de dégivrage automatique. Habituellement, cette fonction permet d’éliminer le givre accumulé dans les équipements pendant des périodes limitées, pouvant atteindre deux heures sur vingt-quatre heures. Cette fois, les attaquants auraient imposé un dégivrage continu, avec une température de consigne fixée à 50 °C. Résultat : au lieu de maintenir les aliments au froid, certains équipements auraient chauffé durant plusieurs heures. Dans un rayon de glaces, une température de 26 °C a notamment été relevée lundi matin. Dans les magasins touchés dès minuit, les dégâts seraient particulièrement importants. À l’ouverture, des employés auraient découvert des réfrigérateurs et congélateurs anormalement chauds, contraignant les enseignes à retirer les marchandises devenues impropres à la vente. Les établissements frappés plus tardivement auraient parfois réussi à préserver une partie de leurs stocks. Jusqu’à 220 000 euros de pertes dans un seul supermarché En Alsace, les premières estimations donnent une idée de l’ampleur du préjudice. À Haguenau, dans le Bas-Rhin, un Intermarché aurait perdu l’intégralité de ses produits surgelés, représentant environ 50 000 euros de marchandises. Un magasin Leclerc de la même commune serait également touché, sans estimation financière disponible à ce stade. À Wasselonne, un autre établissement Leclerc aurait subi des dégâts encore plus considérables. Les produits frais et surgelés auraient dû être jetés, pour une perte estimée à 220 000 euros. Ces deux magasins totaliseraient ainsi 270 000 euros de pertes. À l’échelle nationale, le coût de la cyberattaque pourrait atteindre plusieurs millions d’euros, selon une source professionnelle citée par BFMTV. Intermarché et Coopérative U déclenchent des cellules de crise Le groupement Les Mousquetaires a confirmé que 300 magasins Intermarché et Netto avaient été affectés, contre 150 initialement recensés. Le distributeur assure avoir pris les dispositions nécessaires pour retirer rapidement les produits conservés dans les équipements défaillants....

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Nidal Malik Hasan. Photo : @USUHS

13/10/2026/

L’Union européenne met en garde les géants du numérique contre une éventuelle retransmission en direct de l’exécution de Nidal Hasan, condamné à mort pour le meurtre de 13 personnes sur une base militaire américaine en 2009. Alors que cette exécution est annoncée pour le 3 décembre 2026, Bruxelles rappelle que les réseaux sociaux doivent respecter leurs propres règles de modération, sous peine de s’exposer aux sanctions prévues par la législation européenne. L’Union européenne entend faire respecter ses règles sur les contenus violents, y compris lorsqu’ils proviennent des États-Unis. Lundi 12 octobre, la Commission européenne a adressé un avertissement aux grandes plateformes numériques concernant la possible diffusion en direct de l’exécution de Nidal Hasan, un ancien militaire américain condamné à mort pour une fusillade meurtrière commise en 2009. Âgé de 56 ans, Nidal Hasan doit être exécuté par un peloton d’exécution le 3 décembre 2026, sur une base militaire du Texas. Il avait tué 13 personnes lors d’une attaque perpétrée en 2009 contre des militaires américains. Un responsable du ministère américain de la Défense a affirmé que cette exécution serait publique et retransmise en direct. Une perspective particulièrement sensible, même si l’administration de Donald Trump a depuis semé le doute sur la réalité de cette diffusion. Pour Bruxelles, la question ne porte pas directement sur l’application de la peine capitale aux États-Unis, mais sur la circulation éventuelle des images de l’exécution sur les réseaux sociaux accessibles aux internautes européens. Meta, X et TikTok rappelés à leurs obligations Interrogé sur la possibilité de voir cette exécution retransmise en Europe, Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a rappelé que les plateformes numériques étaient tenues d’appliquer avec diligence leurs propres conditions d’utilisation. Les principales entreprises du secteur disposent déjà de règles encadrant les contenus violents. Meta, maison mère de Facebook et Instagram, interdit explicitement les retransmissions en direct d’exécutions capitales. De leur côté, X, anciennement Twitter, et TikTok prohibent certaines publications particulièrement choquantes ou faisant l’apologie de la violence. Ces politiques de modération constituent un premier niveau de responsabilité pour les entreprises concernées. La Commission européenne considère qu’elles doivent être effectivement appliquées, notamment lorsqu’une diffusion risque d’exposer un large public à des images d’une extrême violence. Thomas Regnier a toutefois pris soin de distinguer les pratiques des plateformes sur le territoire américain de leurs obligations au sein de l’Union européenne. Le porte-parole a indiqué ne pas vouloir commenter les décisions prises par ces entreprises aux États-Unis. En revanche, il a insisté sur la portée des règles européennes, qui s’appliquent aux services numériques opérant sur le marché de l’Union. Le règlement européen sur les services numériques au cœur du dossier Pour faire respecter ces obligations, Bruxelles dispose d’un instrument juridique majeur : le Digital Services Act (DSA), ou règlement européen sur les services numériques. Ce texte encadre notamment la gestion des contenus illicites, la transparence des pratiques de modération et les responsabilités des grandes plateformes en matière de risques liés à leurs services. Dans le cas de l’exécution annoncée de Nidal Hasan, la Commission européenne entend surveiller la manière dont les réseaux sociaux appliqueront leurs propres règles. Si ces derniers manquent à leurs obligations au regard du droit européen, Bruxelles pourrait mobiliser les pouvoirs de contrôle et de sanction prévus par le DSA. L’enjeu est également de déterminer comment les plateformes traiteraient une éventuelle retransmission en direct, mais aussi sa circulation ultérieure sous forme d’extraits vidéo ou de publications relayées par les utilisateurs. Il convient toutefois de distinguer les contenus interdits par les conditions d’utilisation des plateformes de ceux qui sont juridiquement illicites. Le DSA ne rend pas automatiquement illégale toute image violente : les obligations et les éventuelles sanctions dépendent des manquements constatés au regard du règlement. Un nouveau point de friction entre Bruxelles et Washington Cet avertissement intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’Union européenne et l’administration Trump sur la régulation des grandes entreprises technologiques. Washington critique régulièrement les règles européennes sur les services numériques, qu’il présente comme un instrument de censure susceptible de restreindre la liberté d’expression....

Siège du Financial Times à Londres. Photo : @Financial Times

12/10/2026/

La menace russe franchirait un nouveau seuil en Europe. Selon une enquête du Financial Times, média membre du Forum économique mondial, publiée le 11 octobre 2026, les services de renseignement occidentaux alertent sur une intensification des projets d’assassinat visant les dirigeants et cadres de l’industrie européenne de défense. Une stratégie d’intimidation qui s’inscrirait dans une campagne plus vaste de sabotage et d’opérations clandestines destinée notamment à fragiliser le soutien militaire à l’Ukraine. La confrontation entre la Russie et les pays européens ne se limiterait plus aux cyberattaques, aux opérations de désinformation et aux actes de sabotage. Désormais, les responsables de l’industrie de défense figureraient parmi les cibles privilégiées des services de renseignement russes. Selon une enquête du quotidien britannique Financial Times, publiée dimanche 11 octobre 2026, des responsables issus de cinq agences européennes de renseignement font état d’une multiplication des projets d’assassinat visant des dirigeants et des cadres d’entreprises spécialisées dans l’armement. Cette évolution marquerait un durcissement des opérations clandestines attribuées à Moscou sur le territoire européen. Les grandes entreprises de défense ne seraient pas les seules concernées. Les sociétés de taille plus modeste, notamment celles spécialisées dans la fabrication de drones et de composants militaires, seraient également exposées. Face à ces informations, plusieurs entreprises européennes auraient renforcé les dispositifs de sécurité entourant leurs dirigeants. Un responsable du renseignement européen, cité dans l’enquête, résume cette évolution en soulignant que le niveau de menace a augmenté, aussi bien pour les infrastructures que pour les personnes. Le GRU soupçonné d’étendre ses opérations clandestines en Europe Au cœur de ces accusations figure le GRU, le service de renseignement militaire russe, régulièrement mis en cause par les autorités occidentales dans des opérations clandestines. D’après les informations rapportées par le Financial Times, Moscou aurait ordonné une extension des opérations « hybrides » sur le continent européen. Ces actions pourraient prendre différentes formes, allant du sabotage d’infrastructures stratégiques aux tentatives d’atteinte physique contre des personnalités liées à l’industrie militaire. Les services occidentaux redouteraient également un élargissement des cibles potentielles. Des installations civiles, auparavant considérées comme relativement préservées de ce type d’opérations, pourraient désormais entrer dans le champ des actions envisagées. Cette évolution intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la Russie et les États européens qui apportent un soutien militaire à l’Ukraine. Allemagne, Estonie, Pologne : plusieurs opérations attribuées à Moscou Les accusations formulées contre les services russes s’inscrivent dans une succession d’incidents survenus en Europe....

Santé

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Photo : compte X d'Anura Kumara Dissanayake

13/10/2026/

Dans une tribune publiée le 12 octobre 2026 dans le magazine américain TIME, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) proche du Forum économique mondial, et Anura Kumara Dissanayake, président du Sri Lanka, appellent les gouvernements à transformer profondément les systèmes de soins psychiatriques. Leur objectif : réduire le recours aux grandes institutions spécialisées au profit de services de santé mentale intégrés aux communautés locales. Le modèle traditionnel de prise en charge psychiatrique est directement remis en question par les deux dirigeants. Dans leur tribune publiée dans TIME, Tedros Adhanom Ghebreyesus et Anura Kumara Dissanayake dénoncent les conditions d’internement de nombreux patients psychiatriques et défendent une transformation des politiques publiques de santé mentale. Selon les données de l’Atlas de la santé mentale de l’OMS, environ la moitié des personnes accueillies dans les établissements psychiatriques concernés y auraient été placées contre leur volonté. Certaines restent hospitalisées pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies. Les auteurs considèrent que les pratiques institutionnelles reposant sur la contrainte, l’isolement et la privation d’autonomie peuvent constituer des violations des droits humains. Près de la moitié des financements consacrés aux institutions psychiatriques La tribune souligne également un déséquilibre dans la répartition des ressources publiques. À l’échelle mondiale, près de la moitié des dépenses gouvernementales consacrées à la santé mentale seraient affectées aux grands établissements psychiatriques spécialisés. Pour les deux dirigeants, cette concentration des financements limite le développement de services de proximité et l’accès aux soins pour des millions de personnes. Ils proposent de réorienter progressivement les ressources vers les hôpitaux généraux, les consultations locales, les dispositifs de réadaptation et les réseaux d’accompagnement communautaires. Le Sri Lanka présenté comme modèle de transformation Les auteurs mettent en avant les réformes entreprises au Sri Lanka au cours des deux dernières décennies. Le pays a progressivement développé un système décentralisé intégrant les soins psychiatriques aux structures hospitalières générales et aux services de santé locaux. La politique sri-lankaise de santé mentale adoptée en 2005 sous la gouvernance...

Région

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Greta Thunberg. Image : capture d'écran CNews.

13/10/2026/

La militante écologiste suédoise et contributrice de l’agenda 2030, Greta Thunberg s’est rendue, mardi 13 octobre 2026, devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour apporter son soutien à la mobilisation lycéenne. Devant plus d’une centaine de jeunes rassemblés, elle a dénoncé le manque d’investissements dans l’éducation et l’exclusion de la jeunesse des décisions qui concernent son avenir. La mobilisation lycéenne en France a reçu, mardi 13 octobre, un soutien de premier plan. Greta Thunberg, figure internationale de la lutte contre le changement climatique, s’est présentée dans la matinée devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, en région parisienne. L’établissement est devenu l’un des principaux foyers du mouvement de contestation qui touche les lycéens. Selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent sur place, la militante suédoise de 23 ans a rejoint les manifestants alors que plus d’une centaine de jeunes étaient rassemblés aux abords de l’établissement. Cette apparition intervient dans un contexte de mobilisation de la jeunesse autour des conditions d’enseignement et des moyens consacrés aux établissements scolaires. En venant à Saint-Denis, Greta Thunberg a souhaité mettre en lumière les revendications des lycéens français et leur volonté de participer aux décisions qui les concernent directement. Greta Thunberg dénonce le manque de moyens dans l’éducation Face aux journalistes, la militante a exprimé son soutien aux jeunes mobilisés, tout en critiquant leur absence des discussions sur les politiques qui déterminent leur avenir. « Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir, et comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin », a-t-elle déclaré devant le lycée Paul-Eluard. Une prise de parole qui place la question des moyens accordés à l’éducation au cœur de son intervention. Pour Greta Thunberg, les difficultés rencontrées par les établissements scolaires s’inscrivent dans une problématique plus large : celle de la place laissée aux nouvelles générations dans les choix politiques et sociaux. La militante a également salué l’engagement des manifestants français. « Je suis extrêmement fière des étudiants français », a-t-elle affirmé, soulignant ainsi son soutien à cette mobilisation. Le lycée Paul-Eluard, un point central de la contestation lycéenne Situé à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, le lycée Paul-Eluard apparaît comme l’un des épicentres du mouvement lycéen. La présence de plus d’une centaine de manifestants mardi matin témoigne de la mobilisation devant cet établissement. La venue de Greta Thunberg confère à ce rassemblement une visibilité particulière. Connue internationalement pour son engagement écologique, la militante s’est imposée depuis 2018 comme l’une des figures les plus médiatisées de la mobilisation de la jeunesse. Son parcours est notamment lié au mouvement Fridays for Future, né des grèves scolaires pour le climat qu’elle avait initiées en Suède. Ce mouvement a contribué à faire émerger une génération de jeunes militants réclamant une participation accrue aux décisions publiques. À Saint-Denis, son intervention dépasse ainsi la seule question environnementale. Elle met en avant les préoccupations éducatives et la nécessité, selon elle, de donner davantage de poids à la parole des jeunes....

Photo : compte Facebook de Stéphane Labbé.

13/10/2026/

À Vern-sur-Seiche, près de Rennes, une réunion consacrée à l’armement de la police municipale a déclenché une vive controverse. Le maire Divers droite Stéphane Labbé a évoqué la corpulence des gens du voyage pour mettre en doute l’efficacité des tasers. Des propos dénoncés par la Ligue des droits de l’homme, qui y voit une stigmatisation de cette communauté. Une discussion sur les équipements des policiers municipaux qui se transforme en polémique. À Vern-sur-Seiche, commune d’Ille-et-Vilaine située au sud de Rennes, le maire Stéphane Labbé se retrouve au cœur d’une controverse après une déclaration concernant les gens du voyage. Prononcés lors d’une réunion municipale le lundi 5 octobre 2026, ses propos ont suscité une réaction de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ainsi que des critiques de l’opposition locale. À l’origine de cette affaire, une réflexion sur l’éventuel armement des deux policiers municipaux de la commune. Pour nourrir les échanges, les élus avaient été conviés à une réunion organisée autour d’un quiz intitulé « Tirer ou ne pas tirer ». Une initiative partiellement boycottée par l’opposition municipale. Au cours des discussions, un conseiller municipal a proposé une solution alternative aux armes à feu : équiper les agents de pistolets à impulsion électrique, communément appelés tasers. Une suggestion à laquelle le maire a répondu par une formule qui allait rapidement faire réagir. Une déclaration sur les gens du voyage qui suscite l’indignation « C’est inefficace quand quelqu’un a une corpulence comme les gens du voyage », aurait déclaré Stéphane Labbé, selon les propos rapportés par France 3 Bretagne. Cette affirmation, établissant un lien entre l’appartenance à la communauté des gens du voyage et une caractéristique physique supposée, a provoqué une réaction de la Ligue des droits de l’homme. L’association a dénoncé des propos qu’elle qualifie de « stigmatisants et inacceptables ». Pour la LDH, cette généralisation contribue à entretenir des représentations discriminatoires à l’égard d’une population régulièrement confrontée aux préjugés. « Les gens du voyage ne forment pas un groupe homogène. Les réduire à une corpulence et les lier de fait à la criminalité, c’est reprendre et renforcer des préjugés qui alimentent depuis trop longtemps les discriminations dont ils et elles sont victimes », a déclaré l’organisation. Au-delà de la formulation employée, c’est donc l’association entre une communauté et des situations de confrontation avec les forces de l’ordre qui est contestée par la Ligue des droits de l’homme. Le maire Stéphane Labbé invoque une situation locale précise Face aux critiques, Stéphane Labbé a tenu à apporter des explications sur le contexte de son intervention. Dans un communiqué, l’élu affirme avoir fait référence à un épisode particulier survenu dans sa commune. Selon son récit, un policier municipal aurait été confronté à plusieurs personnes appartenant à la communauté des gens du voyage et présentant une forte corpulence. Le maire décrit notamment « des hommes bâtis musculairement », pour expliquer pourquoi il avait évoqué les limites supposées d’un pistolet à impulsion électrique dans ce type de situation. Cette précision vise à replacer sa déclaration dans le cadre d’une expérience locale, plutôt que dans celui d’une appréciation générale de la communauté. Elle n’a toutefois pas empêché la controverse de se poursuivre. L’élu maintient par ailleurs sa volonté de réfléchir à un équipement adapté aux risques auxquels pourraient être confrontés les policiers municipaux. « Face à une insécurité qui évolue, notre responsabilité est d’anticiper et de donner à nos policiers municipaux les moyens adaptés pour se protéger et protéger la population », a-t-il défendu. L’opposition municipale condamne également les propos La réaction ne s’est pas limitée à la Ligue des droits de l’homme. Sur Facebook, le groupe d’opposition municipale a également exprimé sa désapprobation, regrettant les conséquences de cette affaire pour l’image de Vern-sur-Seiche....

Emmanuel Macron. Photo : @Nebojša Tejić

13/10/2026/

La Marine nationale a intercepté le pétrolier DF Peak à plus de 450 milles nautiques au sud de La Réunion, a annoncé le Young global leader du Forum économique mondial, Emmanuel Macron. Soupçonné de naviguer sous un faux pavillon et de participer au transport illicite de carburants, le navire figure sur la liste des sanctions européennes visant la flotte fantôme russe. Son arraisonnement intervient dans un contexte de tensions diplomatiques autour des sanctions énergétiques imposées à Moscou. La France intensifie sa surveillance maritime face aux réseaux de transport pétrolier soupçonnés de contourner les sanctions internationales contre la Russie. Emmanuel Macron a annoncé lundi l’arraisonnement du DF Peak, un pétrolier suspect intercepté par la Marine nationale à plus de 450 milles nautiques, soit environ 830 kilomètres, au sud de La Réunion. Dans un message publié sur X, le président de la République a confirmé l’intervention des forces françaises, accompagnant son annonce de plusieurs images montrant l’opération. Le chef de l’État a réaffirmé la détermination de Paris à combattre la flotte fantôme, cette constellation de navires utilisés notamment pour acheminer des hydrocarbures russes en contournant les restrictions occidentales. Selon les autorités françaises, le DF Peak était soupçonné de naviguer sous une fausse immatriculation maritime et d’être impliqué dans des activités illicites de transport de carburants. L’intervention a été conduite sur le fondement de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui encadre notamment le droit de visite d’un navire étranger en haute mer lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner certaines irrégularités, notamment concernant sa nationalité. Un pétrolier déjà visé par les sanctions européennes Le DF Peak, qui arborait le pavillon du Bénin au moment de son interception, n’était pas inconnu des autorités européennes. Le pétrolier figure sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne depuis le 25 juin 2024, époque à laquelle il naviguait sous le nom de Kaliningrad. Cette présence sur la liste européenne s’inscrit dans les efforts déployés par Bruxelles pour limiter les capacités de la Russie à exporter ses hydrocarbures malgré les sanctions adoptées à la suite de la guerre en Ukraine. Lors de leur montée à bord, les militaires français ont procédé à l’examen des documents administratifs et maritimes du pétrolier. Selon l’état-major des armées, ces premières vérifications ont confirmé les soupçons concernant l’irrégularité du pavillon affiché par le bâtiment. Les autorités ont alors décidé de poursuivre les investigations. Un signalement a été transmis à la procureure de la République de Saint-Denis, compétente au titre du tribunal maritime. À la demande de cette dernière et conformément au droit international, le pétrolier a été dérouté sous escorte militaire vers un point de mouillage situé au large de La Réunion, afin de permettre des contrôles supplémentaires. La préfecture a également précisé que les 21 membres d’équipage, de différentes nationalités, étaient restés à bord du DF Peak, sous la surveillance des militaires français. À ce stade des informations communiquées, aucune conclusion judiciaire définitive concernant les activités du navire n’a été annoncée....

Collège Joseph Lakanal d'Aubagne. Image : capture d'écran Google Maps

12/10/2026/

Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu, lundi 12 octobre, dans le collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Armé d’un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, l’élève a blessé le principal et une enseignante avant d’être maîtrisé par des membres du personnel. Une enquête pour tentatives d’assassinat a été ouverte par le parquet de Marseille. La matinée a basculé dans la violence, ce lundi 12 octobre, au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Vers 9 heures, un élève de troisième âgé de 14 ans a pénétré dans son établissement scolaire avec un fusil de chasse de calibre 12, soigneusement dissimulé dans un étui à guitare. Quelques instants plus tard, plusieurs coups de feu ont retenti dans les couloirs, blessant deux membres de la communauté éducative. Selon les informations rapportées par Le Parisien, confirmées par le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, l’adolescent a commencé à tirer dans les espaces communs du premier étage. Une ou deux détonations ont alors été entendues, atteignant le principal du collège et une enseignante qui se trouvaient dans le couloir. Les deux victimes ont été blessées aux membres inférieurs. Rapidement prises en charge par les secours, elles ont été transportées à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé, selon les premières informations communiquées par les autorités judiciaires. Plusieurs tirs dans les couloirs et une salle de classe L’attaque ne s’est pas arrêtée au premier étage. Après avoir blessé les deux adultes, le collégien s’est dirigé vers le deuxième niveau de l’établissement, où il a de nouveau fait usage de son arme. D’après les précisions apportées par Nicolas Bessone, l’adolescent a tiré une première fois en direction du sol, devant une professeure. Il a ensuite fait feu à l’intérieur d’une salle de classe occupée par des élèves, le projectile atteignant le tableau. Ces nouveaux tirs n’ont fait aucune victime supplémentaire. Les enseignantes et les collégiens présents lors de cette séquence ont néanmoins été profondément choqués par les événements. L’adolescent a finalement été maîtrisé par des membres du personnel alors qu’il redescendait les escaliers. Les forces de l’ordre, rapidement dépêchées sur place, ont procédé à son interpellation. Les élèves ont été mis en sécurité à l’intérieur de l’établissement. La plupart ont ensuite pu retrouver leurs familles, a précisé le procureur de Marseille. Un adolescent inconnu des services de police Le profil du suspect et les raisons de son passage à l’acte constituent désormais des éléments centraux de l’enquête. Selon Le Parisien, le collégien de 14 ans était jusqu’alors inconnu des services de police. Après son interpellation, il aurait affirmé être « harcelé par le collège », une déclaration dont la portée et les circonstances devront être examinées par les enquêteurs. À ce stade, aucun élément communiqué ne permet d’établir précisément les motivations de l’adolescent ni de déterminer les circonstances dans lesquelles il s’est procuré le fusil de chasse utilisé lors de l’attaque. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat », confiée à la brigade criminelle de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS). Les investigations devront notamment permettre de reconstituer le déroulement des tirs, d’examiner leur caractère intentionnel et de comprendre ce qui a conduit cet élève de troisième à introduire une arme à feu dans son collège. Une source citée par Le Parisien précise par ailleurs que cette attaque ne présente aucun lien avec les mouvements de contestation touchant certains lycées. Le collège Joseph-Lakanal n’était pas concerné par les blocages. Une cellule d’aide aux victimes mobilisée Au-delà des deux adultes blessés, les conséquences psychologiques de cette attaque concernent également les élèves et les personnels qui ont assisté aux tirs ou entendu les détonations. Le parquet de Marseille a saisi l’Association d’aide aux victimes (AVAD), dont les représentants se sont rendus sur place afin d’accompagner les personnes touchées par les événements....

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Kaja Kallas. Photo : @UE

13/10/2026/

L’Union européenne a adopté, lundi 12 octobre 2026, une nouvelle série de sanctions visant 1 569 personnes et entités impliquées dans l’effort de guerre russe en Ukraine. Présentées comme la plus importante extension des sanctions européennes depuis le début du conflit, ces mesures ciblent notamment la production de missiles balistiques. Bruxelles entend ainsi compliquer l’approvisionnement et le fonctionnement de l’industrie militaire russe. L’Union européenne renforce son dispositif de sanctions contre la Russie. Réunis lundi 12 octobre 2026, les ministres des Affaires étrangères des États membres ont formellement approuvé l’inscription de 1 569 individus et entités supplémentaires sur la liste des personnes et organisations sanctionnées en raison de leur implication dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine. Cette décision marque une nouvelle étape dans la stratégie européenne visant à limiter les capacités militaires et industrielles de la Russie. Elle avait été préalablement validée mercredi par les représentants des 27 États membres à Bruxelles, avant son adoption officielle au niveau ministériel. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, proche du Forum économique mondial a salué sur le réseau social X l’ampleur de cette décision. « Il s’agit de la plus grande extension de notre liste de sanctions depuis le début de la guerre menée par la Russie. L’Europe montre une nouvelle fois un front uni », a-t-elle déclaré. L’industrie russe des missiles balistiques particulièrement visée Le nouveau dispositif cible principalement les acteurs du complexe militaro-industriel russe, dont les activités contribuent à la fabrication et à l’approvisionnement des équipements militaires utilisés dans le conflit ukrainien. Selon des diplomates européens cités à Bruxelles, les sanctions concernent précisément 743 individus et 826 entités. Une part importante de ces nouvelles désignations touche directement les réseaux industriels participant à la fabrication de missiles balistiques. « Plus de la moitié sont liées à la chaîne de production des missiles balistiques », a précisé Kaja Kallas, soulignant la volonté de Bruxelles d’agir sur les capacités de production de l’armement russe. L’objectif affiché consiste à perturber les circuits industriels nécessaires à la fabrication de ces équipements, en augmentant les contraintes économiques et opérationnelles pesant sur les entreprises et les personnes concernées. « Nous rendons la production par la Russie des armes qu’elle utilise pour tuer des Ukrainiens bien plus difficile, plus lente et plus coûteuse », a affirmé la responsable européenne. Cette orientation traduit une volonté de concentrer les restrictions sur les capacités de production militaire, au-delà des seules personnalités politiques ou économiques déjà visées par les précédentes sanctions. Près de 4 600 personnes et entités désormais sanctionnées Avec cette nouvelle vague de mesures restrictives, le nombre total de personnes et d’entités sanctionnées par l’Union européenne en raison de la guerre russe contre l’Ukraine devrait atteindre près de 4 600. Les sanctions prévoient notamment le gel des avoirs détenus sur le territoire de l’Union européenne. Les personnes physiques inscrites sur la liste font également l’objet d’une interdiction d’entrée ou de transit dans les États membres....

Ursula Von Der Leyen. Photo : @European People's Party

13/10/2026/

L’Union européenne prépare une nouvelle enveloppe d’environ 3 milliards d’euros destinée à renforcer les capacités militaires de l’Ukraine. Annoncé par Volodymyr Zelensky après un échange avec Ursula von der Leyen, ce soutien doit notamment contribuer à l’acquisition de drones, de missiles et de munitions. Une aide financière supplémentaire alors que les frappes russes continuent de viser les infrastructures énergétiques ukrainiennes. L’Union européenne poursuit son soutien militaire à l’Ukraine, engagée dans une guerre prolongée contre la Russie. Bruxelles prévoit de mobiliser environ 3 milliards d’euros supplémentaires pour aider Kiev à financer ses besoins militaires, notamment dans le domaine des drones et des missiles. Cette nouvelle aide a été annoncée dimanche 11 octobre par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, proche du Forum économique mondial à l’issue d’un entretien téléphonique avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également liée au WEF. Dans un message publié sur le réseau social X, le dirigeant ukrainien a indiqué avoir reçu la confirmation d’un nouveau financement européen d’environ 3 milliards d’euros, dont le versement est attendu dans le courant de la semaine du 12 octobre 2026. Cette annonce intervient alors que l’Ukraine continue de subir des bombardements russes et cherche à renforcer ses moyens de défense, particulièrement face aux attaques aériennes visant ses infrastructures essentielles. Trois milliards d’euros supplémentaires pour renforcer les capacités ukrainiennes La nouvelle enveloppe européenne doit contribuer au financement des équipements militaires dont l’armée ukrainienne a besoin pour poursuivre ses opérations et protéger son territoire. Les drones, les missiles et les munitions figurent parmi les principales catégories d’armements concernées par le soutien européen évoqué dans l’article source....

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